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31 mars 2008

Un Pays pour l'Angoumois ?

Omniprésent pendant la campagne municipale, le sujet de la mise en place d’un Pays de l’Angoumois, sujet éminemment politique, a retenu l’attention des principales formations politiques, même si deux en particulier (listes PS-PC-PRG et Verts) en ont fait un axe majeur de leur campagne. L’intérêt aujourd’hui est d’observer la concrétisation de ce plan que les urnes ont approuvé. Projet majeur du mandat à venir, nous pouvons nous essayer à un exercice de prospective sur ce que pourrait être ce pays de l’Angoumois.

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La COMAGA regroupe actuellement les quinze communes du cœur de l’agglomération. Cependant, l’aire urbaine en comporte plus de quarante. Au-delà de la Communauté d’Agglomération, nous pouvons associer la Communauté de communes Charente-Boëme-Charraud, celle de la Vallée de l’Echelle et celle de Braconne-Charente. Il est important de noter que cette dernière s’est associée à la commune isolée de Mornac pour créer le Pays d’entre Touvre et Charente.

 

En recoupant la liste des projets communautaires et les critiques initiées par les groupes politiques minoritaires d’alors, nous pouvons affirmer que les instances des différents territoires n’ont eu guère de rapports entre eux. Les dernières grandes infrastructures, culturelles notamment comme le Centre nautique Nautilis ou le Parc des expositions Carat, n’ont pas été pensées au niveau du bassin de vie mais seulement à l’échelle communautaire. A partir de ce constat, nous pouvons imaginer qu’une partie des investissements, et aujourd’hui du fonctionnement, aurait pu être prise en charge par les communes avoisinantes.

 

Au-delà des choix politiques de concertation, nous pouvons aborder rapidement un contentieux opposant la COMAGA aux communes riveraines : la Zone d’Activité des montagnes. Cette zone d’activité s’étend globalement sur le territoire de la commune de Champniers, mais aussi, en partie, sur la commune du Gond-Pontouvre. Cette zone concerne directement, et principalement, les habitants de la COMAGA, tant en terme d’offre d’emploi qu’en offre commerciale. Le principal différent existe par le fait que Champniers refuse d’adhérer à la COMAGA (alors que Gond-Pontouvre y appartient), privant la Communauté d’agglomération de la gestion de la zone. Le bras de fer se fait donc entre la COMAGA, pourvoyeuse d’employés et de consommateurs, et la Communauté de communes Braconne-Charente, gestionnaire de la zone. Cet exemple précis illustre le manque de concertation quant au développement économique entre les collectivités, mais aussi le manque d’ambition collective sur l’avenir et la compétitivité du territoire.

 

L’association « Angoulême Ose », qui milite depuis plusieurs années pour la constitution d’un Pays de l’Angoumois, dénonce l’unilatéralisme des dirigeants politiques locaux. Ils déplorent le manque de consultation des élus, mais aussi des acteurs locaux : « le Conseil de développement de la Communauté d’Agglomération, quant à lui, n’a pas su se doter d’une capacité propre de réflexion et il ne devrait guère être en mesure de se relever de l’abandon de l’exercice de prospective, lancé à grand fracas par le Président de la COMAG et auquel son président l’avait exclusivement arrimé ». Au-delà du message politique et électoral, nous pouvons tenir compte de ce constat et établir des pistes pour la création d’un Pays.

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L’urgence doit venir de la constitution d’un Schéma de Cohérence Territorial, sur un périmètre défini par le préfet et délimité par le bassin de vie. Comme nous l’indiquons plus haut, ce périmètre doit englober la communauté d’agglomération, les trois communautés de communes et le pays limitrophes. Ce schéma établirait des documents d’analyse géographique qui permettraient de visualiser l’articulation des flux de population et des pôles économiques et tertiaires, et de mettre en valeur les carences et les besoins des populations. Tout ceci doit figurer dans un projet global de territoire (charte) s’appuyant sur les axes tracés par les diagnostics. Cette charte serait ainsi la base de construction d’une politique de développement à l’échelle du pays / bassin de vie. Les discussions ainsi engagées pourront porter sur des politiques globales et uniques en terme d’utilisation, de tarification, de participation et d’accès aux grands équipements communautaires et aux manifestations ; des politiques en matière de tourisme, de foncier, d’investissement économique, mais aussi d’uniformisation des politiques de transport.

 

Le conseil de développement prendra aussi une autre envergure grâce à l’élargissement du territoire et des acteurs concernés. Ce véritable « carrefour » des forces vives du territoire serait en mesure de mener les débats nécessaires au bon fonctionnement de l’instance communautaire, en effectuant des missions de prospective, en mobilisant tous les acteurs concernés et en répondant à sa vocation première, l’association des habitants.

 

Ce projet de création d’un pays répond à une situation politique tendue au cours du mandat précédent. Aujourd’hui, il semble que les éléments de constitution d’une nouvelle entité collective soient réunis. Les perspectives géographiques offertes nous invitent à étudier l’esprit de concertation dans le développement des territoires. En ce qui concerne plus précisément notre sujet, il appartient aux dirigeants de développer les conseils participatifs. Néanmoins, nous venons de voir qu’ils apportent une véritable plus-value aux projets, et donc aux décisions prises, et qu’ils sont un atout indiscutable dans la crédibilité et le relais qu’il est important de diffuser au sein du territoire.

30 mars 2008

Le cirque est ouvert

Deuxième conseil municipal, premier conseil en présence de la nouvelle opposition municipale (UMP-Modem). Dans l’ordre, j’appèle Patrick Riffaud, Martine Faury, Marie-Claude Roger, Florence Martin, François Elie, Samuel Cazenave, Delphine Groux, Stéphanie Randazzo, Jean-Bernard Bolvin, Xavier Bonnefont.

 

Le nouveau visage de l’opposition s’illustre par de nombreux novices (6 sur 10). C’est le fait de la démission de Philippe Mottet avec six de ses amis. Le maire sortant a remis officiellement le flambeau de l’opposant à Patrick Riffaud. Cependant, ce leader restera-t-il longtemps incontesté ? En effet, trois jeunes lions (loups ou éléphanteaux, suivant les convenances de chacun) semblent vouloir prendre ce flambeau : Samuel Cazenave, Jean-Bernard Bolvin et Xavier Bonnefont.

 

Rapidement, dressons le portrait de ces lionceaux :

 

544139238.jpgSamuel Cazenave, leader du Modem (après être passé au PS puis à l’UMP), conseiller municipal sortant délégué aux festivals et candidat malheureux aux législatives a l’avantage de connaître les rouages de la municipalité. C’est un proche et un fidèle de Philippe Mottet.

 

324105149.jpgJean-Bernard Bolvin, encarté à l’UMP, a été suppléant de la malheureuse Martine Faury lors des dernières législatives, contre… Samuel Cazenave ! Il est membre du cabinet de Catherine Albanel, Ministre de la Culture et de la Communication. En plus des réseaux parisiens, il est le fils de Jean-Michel Bolvin, ancien Président du Conseil Général de la Charente, aujourd’hui chef de l’opposition.

 

1291268379.jpgXavier Bonnefont, Président des Jeunes de l’UMP Charente, après avoir quitté ses fonctions à la région après la victorie de Ségolène Royal, il a laissé son poste de chef de cabinet de Philippe Mottet pour se placer sur la liste du maire sortant (et sorti).

 

 

Ce dernier semble avoir le moins d’atouts pour devancer ses adversaires. Samuel Cazenave bénéficie de son étiquette Modem (même si cela ne veut plus rien dire localement) et de son expérience politique. Jean-Bernard Bolvin peut devenir le leader de la droite charentaise, grâce à son père qui tente désespérément de reconstruire la maison de la droite charentaise… Je ne vous dirai pas mon point de vue personnel sur chacun de ces jeunes trentenaires, attendons de voir ce qu’il advient au sein de l’opposition municipale.

 

29 mars 2008

Dernière fois ?

Ce week-end, je suis parti bénéficier du climat humide du Gers pour mon dernier bureau en tant que secrétaire national. Alors, dernier bureau ? Je ne saurais vous dire... à vingt-deux ans, tout reste ouvert ! En effet, j'ai laissé mon poste de secrétaire lors de la dernière Université d'Hiver pour des raisons personnelle et professionnelle. Je quitterai ainsi ma représentation nationale en août prochain... à 22 ans, je ne pourrai plus siéger au Conseil National de la JEUNESSE à cause du cumul dans la durée (pas plus de deux mandats).

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Nous sommes logés au Château de Mons, sur la commune de Caussens (32). Actuellement propriété de la Chambre d'Agriculture du Gers, il héberge le Centre de gestion des agriculteurs. Le Château de Mons fut bâti par Edouard 1er, Roi d'Angleterre en 1285. Louis XI le donna vers 1380 à la famille De Vallès qui restaura l'ancienne tour au XVIe siècle, adoptant le style renaissance. A la fin de l'Ancien régime, le filleul, Jean Baptiste Du Bouzet siègea à l'assemblée de la noblesse du Condomois. Il est l'un des rares à ne pas avoir émigrer, et il conserva ainsi ses biens. 

 

Passation de pouvoir réussie ce week-end. Nous laissons un secrétariat autoritaire, manipulé par le cabinet et incompétent pour trouver un nouveau secrétariat plain de bonne volonté, d'ambitions saines, dans l'intérêt général du CNJ et le stricte respect du retour démocratique.

Non content de remettre nos lourdes responsabilités, Antoine et moi avons dû subir une dernière fois (?) le supplice de l'énumération et de la lecture des 24 questions posées par les membres (que les précédents secrétariats avaient déjà reçues). Comme un enfant à qui on ne donne pas la réponse escomptée, ces membres ont reposé toutes leurs interrogations regroupées dans un mail de 8 pages... 

Nous avons aussi participé au énième débat sur la "réforme" du CNJ, avec l'invention d'un nouveau concept de "solidification du Réglement Intérieur"! 

Nous avons défendu le bilan des secrétaires, injustement bafoués en Université, nous avons oeuvré à la résurrection du 4 pages censé vendre le rapport d'activité aux parlementaires, et nous avons essayé de comprendre en quoi l'embauche d'un agent administratif au ministère pour corriger les fautes d'orthographe des membres règlerait la dysorthographie de certains...

Nous avons donc passé un très bon week-end, organisé par la locale de l'épape ma petite Christine, et je ne regrette pas l'achat de ma bouteille de floc ! 

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27 mars 2008

Les Chansons d'Amour

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 Toutes les chansons d'amour racontent la même histoire : "Il y a trop de gens qui t'aiment"... "Je ne pourrais jamais vivre sans toi"... "Sorry Angel". Les chansons d'amour racontent aussi cette histoire-là… Lorsqu’on lit le synopsis du boîtier du DVD, on s’attend à une énième histoire d’amour, tragique ou heureuse, mais pas à ce qui se passe dans ce magnifique film de Christophe Honoré.

 

Sorti en mai 2007, ce film musical nous offre, les unes après les autres, des chansons mélodieuses, mettant en parole l’histoire des protagonistes, tous confrontés aux difficultés de l’Amour. La musique, signée par Alex Beaupain, nous transporte à chaque refrain, nous invitant à la fois à réfléchir un peu plus sur son histoire et les relations qu’on peut avoir…

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Nous sommes face à une comédie dramatique, ou drame musical, utilisant de nombreuses chansons, sur un mode proche de la comédie musicale, pour raconter une histoire centrée autour du personnage d'Ismaël, un secrétaire de rédaction, inconstant et indécis. Les trois actes, signalés chacun par un titre, découpent nettement l'action du film : le Départ, l’Absence et le Retour.

Donner des détails sur l’intrigue, dévoilerait toute l’histoire tournant autour de quatre personnages principaux : Louis Garel (Ismaël), Ludivine Sagnier (Julie), Clothilde Hesme (Alice) et Grégoire Leprince-Ringuet (Erwann). Ce dernier, charmant et charmeur, va faire basculer le film dans un imbroglio amoureux où la morale finale nous invite à revoir la fusion de certaines de nos relations : « Aime-moi moins, mais aime-moi plus longtemps ».

 

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 Autour du film, nous pouvons donner quelques anecdotes :

-      À proximité des lieux de tournage du Xe arrondissement, dans la rue d’Enghien, se trouvait alors le quartier général de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. À la faveur d'une scène de nuit, on voit d'ailleurs Isamël passer devant le lieu, laissant apercevoir une affiche de campagne de Nicolas Sarkozy, à laquelle le personnage réagit. Une scène du film présente également Alice et Ismaël travaillant un article sur le vol du scooter du fils de Nicolas Sarkozy en janvier 2007.

 

-        Le tournage du film s'est déroulé en janvier et février 2007, dans le 10e arrondissement de paris pour les scènes autour du domicile de Julie et Ismaël. Du nord au sud de l'arrondissement, sont reconnaissables la station de métro La Chapelle, la façade de la gare de l’Est, le boulevard de Strasbourg et les rues adjacentes.

 

-       Les scènes extérieures à proximité de l'appartement des parents de Julie sont tournées près de la place de la bastille. Le quartier du Montparnasse accueille les scènes au cimetière et dans les rues animées dans lesquelles Ismaël erre au cours d'une séquence.

 

Bande Annonce du film.

26 mars 2008

International recognition ?!

On est toujours fier de se voir dans le journal... même quand celui-ci est bulgare ! Souvenez-vous, j'étais parti représenter la France à Sofia (Bulgarie) pour l'évènement jeunesse du Central European Initiative. Nous (la délégation française) avions été interviewés par un jeune journaliste sportif... qui a rédigé un article sur cet évènement jeunesse. Je vous livre l'article... et je lance un avis aux bulgarophones !!!
 
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25 mars 2008

Conférence Métropolitaine ou Grand Paris ?

La Conférence métropolitaine de l’agglomération parisienne a été mise en place en juillet 2006 et elle s’est notamment réunie à propos des déplacements urbains en octobre 2006. Elle s’est réunie cinq fois depuis pour débattre principalement des questions d’habitat et de transports. Elle regroupe 63 communes de la zone dense de l’agglomération.

Elle représente un lieu de concertation entre la capitale et son agglomération. Sans institution pérenne dotée d'un statut ou d'un budget, elle s'inspire des Pays et de leurs conseils de développement ou encore des formes de coopération intercommunale associative comme l'Association des Collectivités Territoriales de l'Est Parisien.

Lancée par la majorité de gauche du Conseil de Paris, elle ne fait pas l’unanimité politique. L’UMP interdit en particulier à ses maires d’y participer. Seules quatre municipalités l’ont rejointe.

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Au printemps 2007, le Président de la République relance à l’occasion d’un discours à la plate-forme aéroportuaire de Roissy sur le nouveau SDRIF l’idée d’un ‘’Grand Paris’’ pour laquelle il entend faire peser de tout son poids le rôle de l’État.

L’attitude correspond à une recentralisation de l’action dans ce domaine, principalement par la tenue d’un Comité interministériel d’aménagement du territoire (CIADT). Elle prend pour argument l’incapacité de la Mairie de Paris et du Conseil régional à mettre en œuvre la structure au cours de la mandature actuelle de Bertrand Delanoë.

Elle reçoit la critique de la majorité de gauche du Conseil de Paris et de la région Ile-de-France qui revendique la primauté de l’initiative ainsi qu’une mise en place concertée et décentralisée au travers des structures actuelles. La gauche dénonce également une façon de contourner leur majorité politique.

L’idée ne fait pas non plus l’unanimité parmi les départements de petite couronne qui le perçoivent comme un élément concurrent de leur action. Elle est également dénoncée comme une forme de retour en arrière au temps du département de la Seine ainsi que contradictoire à l’heure des politiques de proximité.

Le débat demeure ouvert quant aux différentes modalités de cette future structure. Quel sera son statut (communauté d’agglomération, communauté urbaine ou statut de collectivité territoriale spécifique à l’image de la Corse ou la Nouvelle-Calédonie. Quel sera son périmètre : collectivités limitrophes, ensemble de la zone dense de l’agglomération parisienne correspondant à la petite couronne, voire aux confins des villes nouvelles.

 

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En tout cas, ce qui est sûr c’est que« Paris Métropole » est l'appellation retenue à l’automne 2007 par Bertrand Delanoë, maire de Paris, pour une future structure de coopération pérenne et institutionnalisée de l'agglomération parisienne, et qu’en face « Région capitale » est l'appellation retenue en mars 2008 pour désigner le poste de Christian Blanc, secrétaire d'état en charge du développement de la Région Capitale.

23 mars 2008

Il sentait bon le sable chaud… mon légionnaire

Le Journal Officiel de ce dimanche annonce la promotion des bénéficiaires de la légion d’honneur. En première ligne des nouveaux chevaliers, nous (re)trouvons Mme Chirac, présidente de la Fondation Hôpitaux de Paris, le comédien Christian Clavier, le ténor Roberto Alagna, le navigateur Francis Joyon, le champion du monde de motocross Mickaël Pichon, l'éditrice Valérie-Anne Giscard d'Estaing ou encore la photographe de guerre Christine Spengler.

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La promotion accueille autant de femmes que d’hommes, comme cela avait été le cas pour la première fois avec la promotion du 1er janvier, à la demande du Président de la république. La parité a été respectée également pour les promotions à la dignité de grand officier avec deux hommes et deux femmes dont Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuelle de l'Académie française et l'ancien président du patronat français Yvon Gattaz.

Au titre des étrangers en France, le couturier tunisien Azzedine Alaïa et l'Américaine Lee Radziwill, soeur de Jacqueline Kennedy qui s'est investie dans des associations caritatives, ont été faits chevalier de la légion d'Honneur. Le monde des médias est représenté notamment par l'éditorialiste de l'International Herald Tribune, l'Américain John Vinocur (chevalier), le président du conseil de surveillance de Vivendi Jean-René Fourtou (commandeur), le président du conseil d'administration de TF1 Patrick Le Lay (commandeur) ou encore le PDG de l'agence Capa Hervé Chabalier (officier).

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Pour rappel, l’ordre national de la Légion d’honneur est la plus haute décoration honorifique française. Elle a été instituée le 19 mai 1802 par Napoléon Bonaparte. Elle récompense les mérites éminents militaires ou civils rendus à la Nation.

Romaine par son nom (inspirée par la Legio honoratorum conscripta), par son symbolisme (les aigles) et son organisation (seize cohortes pour la France), la Légion d’honneur rompt avec la tradition des ordres d’Ancien Régime en étant ouverte à tous, et non plus seulement aux nobles, officiers, riches et puissants.

L’admission et l’avancement dans l’ordre sont prononcés dans la limite de contingents fixés par décret du Président de la République pour une période de trois ans. Ces contingents sont répartis entre le président et les différents ministres qui adressent leurs propositions au Grand chancelier. L’attribution est presque automatique pour les anciens ministres, les préfets honoraires, les anciens députés ou sénateurs, les hauts magistrats et les membres du corps diplomatique (…).

 

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Le Président de la République est le grand maître de l’Ordre. Le grand collier (composé de 16 anneaux en or massif) est remis au Président par le grand chancelier, le jour de son investiture. En tant que grand maître de l’Ordre, c’est à lui que revient l’honneur d’épingler les légionnaires.

22 mars 2008

A-t-on la liberté de mourir ?

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 L'euthanasie est décrite comme une pratique visant à provoquer la mort d'un individu atteint d'une maladie incurable qui lui inflige des souffrances morales et/ou physiques intolérables, spécialement par un médecin ou sous son contrôle.

 

On emploie le mot aide au suicide pour désigner le fait de fournir un environnement et des moyens nécessaire à une personne pour qu'elle se suicide quelque en soient les motivations. Dans ce cas, c'est le "patient" lui même qui déclenche sa mort et non une autre personne, ceci constitue une preuve de sa volonté de mourir qui distingue le suicide de l'euthanasie ou d'un meurtre déguisé. Un autre usage abusif du mot est son application aux soins palliatifs, qui ne visent jamais à hâter le décès ou éviter le prolongement de l'agonie des patients.

 

Le mot euthanasie est formé de deux éléments tirés du grec, le préfixe eu, « bien », et le mot thanatos, « mort »; il signifie donc littéralement bonne mort, c'est-à-dire mort dans de bonnes conditions.

 

Les formes d'aide à la fin de vie:

  1. l'euthanasie active désigne un acte volontaire en vue d'abréger la vie du patient.
  2. l'euthanasie passive consiste à cesser un traitement curatif ou à arrêter l'usage d'instruments ou de produits maintenant un patient en vie et se distingue de l'euthanasie active par le fait qu'on n'utilise aucun moyen hâtant sa mort.
  3. L'euthanasie indirecte (appellation contestée) consiste en l'administration d'un produit qui risque d'entraîner la mort (analgésique ou antalgique) sans que le but recherché soit ce décès.
  4. l'aide au suicide qui peut prendre deux formes: l'aide par fourniture de moyens et le suicide assisté où, à la demande expresse d'une personne n'étant pas en état de réaliser le geste par elle-même, un tiers le commet en ses lieux et place. Dans ces deux cas, il faut que la demande émane de la personne, sinon c'est de l'incitation au suicide.

Les conditions de cette aide à la fin de vie:

  1. Euthanasie volontaire : lorsqu'un individu a la capacité mentale et physique de demander de l'aide pour mourir et qu'il le demande ;
  2. Euthanasie non volontaire, acception 1 : lorsqu'un individu n'a plus la capacité mentale et physique de demander de l'aide pour mourir mais a précédemment exprimé une telle volonté ;
  3. Euthanasie non volontaire, acception 2 : lorsqu'un individu n'a plus la capacité mentale et physique de demander de l'aide pour mourir ou de s'y opposer et qu'on ignore quelle aurait été sa volonté ;
  4. Euthanasie involontaire : effectuée contre le gré d'un individu, celui-ci étant conscient et s'opposant formellement à cette décision.

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La majorité des États ne reconnaît pas ou interdit l'euthanasie et les autres formes d'aide à la fin de vie, mais dans beaucoup d'entre eux, notamment en Europe et en Amérique du nord, il existe une tolérance implicite ou explicite à l'encontre de ces pratiques, pour autant qu'elles se déroulent dans un cadre réglementé.

  • L'euthanasie est autorisée, sous conditions, dans certains pays européens, comme la Belgique et les Pays-Bas, et récemment le Luxembourg pour certains malades atteints de maladies incurables.
  • En Suisse, si l'euthanasie reste interdite, le suicide assisté est en revanche autorisé dans les mêmes conditions que pour les deux pays mentionnés, par le biais de l'association Exit Suisse.
  • En France, si la loi réprime formellement l'euthanasie et le suicide assisté, entre 1998 et 2005, les textes réglementaires et législatifs ont cependant élargi les possibilités de cessation de l'acharnement thérapeutique et étendu les droits du malade « à une fin digne »; et dans la pratique judiciaire, la plupart des affaires ressortant de ces questions donnent le plus souvent lieu, depuis le début de la décennie 2000, à des non-lieux ou à des peines symboliques.

21 mars 2008

Colis piégés

Une enseignante de Dunkerque amoureuse de Nicolas Sarkozy a envoyé quelques cadeaux pour le moins osés au chef de l'état...


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Si elle voulait attirer l'attention du Président de la République, une enseignante de Dunkerque âgée de 39 ans, a fait exactement ce qu'il fallait. En écrivant "anthrax" ou "extrêmement explosif" sur les enveloppes adressées à Nicolas Sarkozy d'abord, mais surtout en joignant des sex toys à ses lettres d'amour passionnées.

 

"Mon corps te réclame" a-t-elle notamment écrit à Nicolas Sarkozy qui, bizarrement, ne lui a pas répondu !

 

L'enseignante, qui affirme qu'elle voulait attirer l'attention du Président et qui a reconnu avoir envoyé deux colis et une lettre, fait actuellement l'objet d'une enquête préliminaire et d'un examen de personnalité approfondi ordonné par le procureur de la République de Dunkerque.

20 mars 2008

Le nouveau visage du gouvernement

Suite à l’article d’hier, voyons le visage des six nouveaux secrétaires d'État :

 


397504711.jpgChristian Blanc chargé du Grand Paris :

65 ans, député depuis 2002, ancien président de la RATP et d'Air France.

 

Christian Blanc est avant tout un rocardien qui a su mener à bien la réconciliation en Nouvelle-Calédonie avec les Accords de Matignon en 1988. Démarrant une carrière de haut fonctionnaire (il est préfet de Seine-et-Marne en 1985), il se voit confier la RATP en 1989 puis Air France en 1993, deux postes dont il a démissionné à la suite de désaccords avec le gouvernement. Il poursuit son chemin de manière très diverses (notamment avec des start up et une banque).

 

Il entre dans le monde politique en 2002 lors de l'élection partielle consécutive à la démission d'Anne-Marie Idrac. La troisième circonscription des Yvelines est UDF, mais l'UMP cherchant à la conquérir, François Bayrou réussit à convaincre Christian Blanc de se présenter et est finalement élu député contre le candidat UMP, renforçant le sentiment d'existence de l'UDF malgré la transhumance des parlementaires provoquée par la création de l'UMP. En 2006, il demande audacieusement la démission de Jacques Chirac pour stopper l'immobilisme et lance un comité d'action pour la modernisation de la France avec Alain Lambert et Jean-Marie Bockel (maintenant, son collègue au gouvernement), insistant notamment sur péril de l'importante dette publique comme l'a si souvent martelé François Bayrou dans sa campagne présidentielle.

 

En 2007, comme André Santini, Christian Blanc soutient dès le premier tour de la présidentielle Nicolas Sarkozy puis se fait réélire député sous l'étiquette NC. Christian Blanc a beaucoup réfléchi sur l'indispensable redynamisation de l'économie française et fut à l'origine de la création des pôles de compétitivité mis en place par Jean-Pierre Raffarin.

 

 

937614013.jpgHubert Falco chargé de l'Aménagement du Territoire :

60 ans, maire de Toulon depuis 2001.

 

Hubert Falco est une vieux routier de la politique varoise et après les baronnies de Maurice Arreckx et de François Trucy, il est devenu le maître du Var lorsqu'il a repris au FN Jean-Marie Chevallier la mairie de Toulon. Loin du sérail politique, Hubert Falco assume ses origines modestes et son absence de diplôme due à la mort de son père et à la reprise de l'entreprise familiale. Élu député en 1988, puis 1993, élu sénateur en 1995, Hubert Falco devient président du Conseil général du Var en 1994 (à la suite de l'échec de Maurice Arreckx battu par un FN), qu'il abandonne en 2001 pour cause de cumul de mandats. Il devient Secrétaire d'État aux Personnes âgées entre 2002 et 2004.

 

 

668445903.jpgAnne-Marie Idrac chargée du Commerce extérieur :

56 ans, ancienne présidente de la RATP et de la SNCF.

 

Anne-Marie Idrac est née dans la politique, fille d'André Colin, ancien résistant et un des leaders de la démocratie chrétienne bretonne, membre MRP de sept gouvernements entre 1946 et 1958. D'abord ‘technocrate' et énarque, épouse de préfet, elle entre dans les deux gouvernements Juppé comme Secrétaire d'État aux Transports (1995-1997) puis s'investit à l'UDF, devenant une jeune espoir de François Bayrou qui la bombarde secrétaire générale de l'UDF et lui donne une investiture dans la 3e circonscription des Yvelines.

 

Élue députée en 1997 puis 2002, elle s'éloigne de la politique pour prendre en charge la RATP en 2002 puis la SNCF en 2006 (pour succéder à Louis Gallois nommé à EADS) dont elle ne voit pas le renouvellement de mandat en février 2008. Son retour en politique en fait une nouvelle « centriste sarkozyste » au sein du gouvernement au même titre que Christian Blanc.

 

 

672958721.jpgYves Jégo chargé de l'Outre-Mer :

46 ans, maire de Montereau depuis 1995, député de Seine-et-Marne depuis 2002.

 

En politique depuis presque trente ans, il est fonctionnaire territorial depuis 1986. Gaulliste social, il a exprimé des idées progressistes sur la politique de la ville, l'intégration, l'entrée de la Turquie à l'Union Européenne... Certains pensent que sa grande fidélité à Nicolas Sarkozy auraient dissuadé Jean-Pierre Raffarin puis Dominique de Villepin de le nommer dans leur équipe gouvernementale en avril 2004 puis en juin 2005. Chargé des nouveaux adhérents UMP, Yves Jégo souhaiterait se présenter à la présidence du Conseil régional d'Île-de-France en 2010 (convoitée aussi par un autre secrétaire d'État, Roger Karoutchi).

 

 

856688928.jpgAlain Joyandet chargé de la Coopération et de la Francophonie :

54 ans, maire de Vesoul depuis 1995.

 

Ancien journaliste, il fonde un groupe de presse locale (Franche-Comté). Sénateur de 1995 à 2002 et député depuis 2002. Ami d'Alain Juppé, puis proche de Nicolas Sarkozy, qui l'a conforté par un déplacement à Vesoul à trois jours du premier tour des municipales, Alain Joyandet est secrétaire national de l'UMP chargé des fédérations et a échoué face à Jean-François Copé pour diriger le groupe des députés UMP.

 

 

1847073640.jpgNadine Morano chargée de la Famille :

44 ans, députée de Toul depuis juin 2002 et porte-parole de l'UMP.

 

Son rôle de porte-parole de l'UMP en a fait un « roquet » désagréable allant parfois à faire des déclarations très excessives et totalement infondées (notamment sur la rétention de sûreté) (…).

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