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07 avril 2008
Problème de communication ?
Le président Nicolas Sarkozy a demandé à ses ministres de communiquer de façon plus "harmonieuse", lundi au cours d'"un petit-déjeuner de mobilisation" organisé par Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, en présence d'une dizaine d'entre eux, selon des participants. C'est la première fois que le chef de l'Etat participait à l'un des petits-déjeuners organisés par M. Hortefeux toutes les trois semaines environ, à son ministère.
"C'était un petit-déjeuner de mobilisation. Le président a exhorté les ministres à être mobilisés, réactifs, offensifs, à l'écoute des préoccupations des Français", a assuré à l'AFP l'un des participants à ce petit-déjeuner. Selon un autre ministre, Nicolas Sarkozy a voulu faire passer "un message de sérénité", lors de cette "discussion à bâtons rompus". "On a de bons fondamentaux mais la communication ne passe pas forcément très bien. Comment faire passer nos messages?": tel a été, en substance, le constat du président de la République.
Parmi les ministres présents, dont la plupart n'avait pas été mis au courant de la venue de M. Sarkozy, figuraient, outre Brice Hortefeux, Rachida Dati (Justice), Michel Barnier (Agriculture), Valérie Pécresse (Enseignement supérieur), Christine Boutin (Logement), ainsi que les secrétaires d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet (Ecologie), Roger Karoutchi (Relations avec le Parlement), Rama Yade (Droits de l'Homme) et Yves Jégo (Outre-mer).
En matière de communication, "le président nous a demandé de +tirer+ tous en même temps", a rapporté l'un des ministres. Selon ces sources, le président n'a toutefois pas évoqué le "couac" de communication ce week-end entre Rama Yade et son ministre de tutelle Bernard Kouchner au
sujet des jeux Olympiques de Pékin. Mme Yade avait évoqué, dans un entretien au Monde, de "conditions" à la présence de M. Sarkozy à la cérémonie d'ouverture des JO, puis avait nié avoir employé ce mot. Mais pour le ministre des Affaires étrangères, elle l'a bien utilisé avant de le "retirer". M. Sarkozy a pris comme exemple la loi TEPA (travail, emploi, pouvoir d'achat), connue sous le nom de paquet fiscal. "La bataille de la communication sur cette loi a été perdue, face aux socialistes qui ont répété qu'il s'agissait d'une loi favorisant les riches", a-t-il constaté, selon un ministre.
Autres exemples : l'Afghanistan où le président vient de décider d'envoyer 700 soldats français supplémentaires, et le projet de réintégration par la France du commandement militaire intégré de l'Otan. "Le président nous a proposé des arguments pour défendre la position française" dans ces deux domaines, a expliqué l'un des ministres. "Sur l'Afghanistan, il faut expliquer qu'on a besoin d'être plus présent pour peser dans la région", le but étant que "le mouvement des talibans ne s'étende pas", a affirmé cette source. Concernant l'Otan, alors que l'opposition accuse de s'aligner sur les Etats-Unis, Nicolas Sarkozy a également insisté "sur l'européanisation de l'Otan" qui devient "un contrepoids aux Etats-Unis". Cela démontre à ses yeux qu'il n'y a "pas d'alignement" sur les Américains.
13:39 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy



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