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19 avril 2008

13 porte-t-il malheur ?

On reparle du PS ! De nouvelles idées ? C’est en cours. De nouvelles têtes ? On en a coupé quelques-unes. Une nouvelle opposition ? Mieux à faire actuellement.

 

Mais que font donc les socialistes ? Se querellent-ils encore pour la première place ? On serait amené à penser qu’après l’attitude suicidaire qu’ont eue les ténors du PS pendant la campagne présidentielle, il serait de bon ton de se calmer et de trouver un vrai leader capable de s’opposer à la politique menée par le gouvernement Fillon – Sarkozy. Et bien, c’est ce qu’ils font ! Sauf que plusieurs prétendent au poste…

 

Les prétendants :

1889780990.jpgSégolène Royal
Au soir de sa défaire à la présidentielle, Ségolène royal s'est déclarée disponible pour prendre la tête du Parti Socialiste. La coutume socialiste aurait voulu, compte tenu de la légitimité que lui conféraient ses 17 millions de vois, qu'elle prenne la direction du PS. Mais l'appareil s'est empressé de rejeter une candidate qu'ils n'avaient pas ou peu soutenue. Ses soutiens : François Rebsamen (n°2 du PS), Michel Sapin ou Jean-Lousi Bianco, des quadras comme Manuel Valls ou Guillaume Garot (le nouveau maire de Laval), Gilles Pargneaux (Premier fédéral du Nord) ou des présidents de région. 

12318448.jpgFrançois Rebsamen
Si Ségolène Royal ne briguait finalement pas la tête du PS, François Rebsamen, numéro deux du PS et maire de Dijon, se dévouerait d'autant plus facilement qu'il rêve d'être premier secrétaire. Mais l'aile gauche estime qu'il incarne l'alliance au centre qu'elle récuse. 

 

 
1952596183.jpgBertrand Delanoë
Bertrand Delanoë a été réélu maire de Paris en mars 2008. Obligé de se tenir en dehors du jeu interne pendant la campagne municipale, il n'a pas esquissé de projet national ni de pistes de rénovation. Le soutien que lui apporte Lionel Jospin, qui participe aux réunions hebdomadaires de ses amis, le handicape car il le renvoie à l'image traditionnelle du parti d'Epinay. Son atout : l'appui de Patrick Bloche, le patron de la puissante fédération de Paris - mais qui est plutôt "strauss-kahnienne". Certains proches de Bertrand Delanoë n'excluent pas qu'il renonce à se présenter à la tête du PS et qu'il postule, en 2010, à la présidence de la région Ile-de-France, ce qui lui donnerait un beau tremplin pour l'Elysée en 2012.

1222553050.jpgHarlem Désir
Harlem Désir, député européen, pourrait se présenter si Bertrand Delanoë n'y allait pas.

 

 

 

1437607984.jpg

Pierre Moscovici
Député du Doubs, ancien ministre de Lionel Jospin, Pierre Moscovici, proche de Dominique Strauss-Kahn, agit en toute autonomie et défend une ligne réformiste. Son atout : il dispose d'une vrai crédibilité. Son hadicap : aux yeux de l'aile gauche, il est trop marqué à droite. il vient de conclure "un accord politique" pour une contribution commune au congrès avec Arnaud Montebourg. 

 

2074413667.jpgJulien Dray
Député de l'Essonne, Julien Dray, après avoir été proche de Ségolène Royal, est revenu dans le sillon de François Hollande. Son atout : il se veut oecuménique et joue collectif. Son handicap : il s'est allié successivement avec tous les courants et est jugé trop manoeuvrier pour rassembler.

 

918631413.jpgMarylise Lebranchu
L'ancienne ministre de la justice Marylise Lebranchu, proche de Martine Aubry, "n'exclut rien". Son handicap : la ville de Morlaix, dont elle a été maire, est passée à droite.

 

1757973836.jpgClaude Bartolone
Président du conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone estime "avoir le profil" mais sait que l'élection d'un fabiusien à la tête du PS est improbable.

 

815957470.jpgJean-Christophe Cambadélis
Ce député de Paris préparerait le retour de Dominique Strauss-Kahn pour 2012. Il est l'un des créateurs du groupe des "reconstructeurs". Hostile à la "présidentialisation du PS", cette alliance des strauss-kahniens, des fabiusiens et des amis d'Arnaud Montebourg et de Martine Aubry veut éviter, fin 2008, un congrès dominé par un choc Ségolène Royal-Bertrand Delanoe 

 

Ceux qui veulent peser :

454037811.jpgFrançois Hollande
François Hollande, élu premier secrétaire en novembre 1997, achève à ce poste le plus long règne de l'histoire de ce parti. Avant même de devenir président du conseil général de Corrèze, il a prévenu qu'il ne solliciterait pas un cinquième mandat. Néanmoins, il juge "possible" d'être candidat à l'Elysée.

464373043.jpgLaurent Fabius
Le député de Seine-Maritime n'est pas candidat au poste de premier secrétaire. Mais ce "sage actif" (comme il se désignait lui-même à l'automne 2007) est de "moins en moins sage et de plus en plus actif", comme le dit Julien Dray. Et pose ses jalons pour 2012 ?

1676282800.jpgMartine Aubry
La maire de Lille, qui a peu de troupes, ne brigue pas le poste de premier secrétaire. Mais elle est résolue à faire barrage à Ségolène Royal sans toutefois soutenir Bertrand Delanoë.

 

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Dominique Strauss-Kahn
Actuellement directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn reste marqué par sa défaite face à Ségolène Royal lors des primaires socialistes. Cependant, il n'aurait pas renoncé à ses ambitions pour 2012,

Commentaires

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Delanoë est très fort en communication, arme à double tranchant, car elle suscite des efforts en communication de la part de ses opposants ... pour preuve, ce texte contre lui venant d'un élu UMP de Paris ... EN ALEXANDRINS !
http://delanoe-illusionniste.hautetfort.com/

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Ecrit par : YoMan | 19 avril 2008

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