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31 mai 2008
Tourner ma page

Un billet de concert pour cinq mois de bonheur ? C'est ce à quoi j'ai eu le droit hier soir en assistant au concert de Jenifer, la première gagnante de la Star Ac. Au milieu de jeunes adolescentes excitées, j'ai pu écouté les nouveaux titres de cette artiste que je ne connaissais pas à part "Touner ma page" et "Y a comme un hic". J'avoue avoir été plus à l'aise pour chanter ces premiers titres : "Au soleil", "Donne moi le temps" ou "J'attend l'amour".
Concert de la maturité, elle a évolué depuis ses premiers tubes. Bien sûr, le public se retrouve au collège mais je trouve que son style est plus abouti. La mise en scène est très professionnel et l'écran géant derrière les musiciens habille magnifiquement bien la scène. Après nous avoir décliné son album, elle est repartie dans une boule géante avec laquelle elle était arrivée, s'envolant dans les airs avant le tombé de rideau !
Problème récurent, après Calogero, Jenifer avait un problème de gorge, lui empêchant de monter dans les aigües. Mais j'ai pu apprécié l'ambiance d'un concert autour d'adolescents... belle expérience, assez amusante. Plus important, j'ai vu celui dont tout le monde cherche le nom : «Je suis là parce que des amis m'ont demandé de venir. Mais moi, ce type de musique, ce n'est pas ma tasse de thé», a juré Gérard, la quarantaine qui, lui, ne connaît aucun problème de voix, et dont la culture, c'est plus la Scène nationale que l'Espace Carat (Charente Libre du 31 mai 2008).
13:56 Publié dans Angoulême, Personnel | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jenifer, espace carat, angouleme, charente, musique
29 mai 2008
Déclaration de principes du Parti Socialiste
Voici en intégralité la Déclaration de Principes du Parti Socialiste soumise au vote des militants ce soir.

Parti socialiste 23 avril 2008
Déclaration de principes
préambule
Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l’humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, proclamées par la Révolution Française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l’action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l’organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d’une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il revendique le souvenir de 1848, de la Commune, l’héritage de la République et de son œuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de mai 1968, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédés. Il participe des grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l’homme, de l’Affaire Dreyfus à l’abolition de la peine de mort.
Ces ambitions sont plus que jamais d’actualité. Pour les socialistes, l’être humain est un être doué de raison, libre, un être social qui grandit de sa relation aux autres, ouvert à toutes les potentialités. C’est pour cela, que les conditions dans lesquelles il vit sont essentielles. Bâtir un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l’homme et assurant la sauvegarde de la planète, est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en œuvre, qui, eux, se formulent différemment dans le temps selon les enjeux et les problèmes.
Le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l’action, un avenir pour l’humanité. Sa nature est « d’aller à l’idéal et de comprendre le réel », d’inventer le futur et de travailler dans le présent, d’assumer les tensions et les contradictions qui en résultent et font la vie humaine.
I - nos finalités fondamentales
Art 1
Être socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et de l’espérance pour une vie meilleure. Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.
Art. 2
L’égalité est au cœur de notre idéal. Cette quête n’a de sens que par et pour les libertés. Egalité et liberté sont indissociables. Aux injustices et aux violences du monde, l’idée socialiste oppose un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et respectueuse de la nature. Elle porte un message universel, dès lors qu’il s’agit de défendre les droits fondamentaux de chacun et de tous. Pour les socialistes, ces objectifs ne peuvent être atteints à partir du fonctionnement spontané de l’économie et de la société. La redistribution permanente des ressources et des richesses est nécessaire pour donner une réalité à l’égalité des droits, offrir à chacun les chances de conduire sa vie, et réduire les écarts de conditions.
Art 3
Le développement durable doit permettre de répondre aux besoins du présent, sans compromettre l’avenir des générations nouvelles. Les finalités du socialisme démocratique, l’émancipation humaine, portent pleinement la volonté de préserver notre planète aujourd’hui menacée, de protéger et de renouveler les ressources naturelles, de promouvoir la qualité de l’environnement. Cette nécessité demande des réponses qui ne privilégient pas la rentabilité immédiate, concilient les intérêts particuliers et l’intérêt général, le développement et l’écosystème. Conscients de l’étroite interaction des activités humaines et des écosystèmes, les socialistes inscrivent la prise en compte de la planète au même rang de leurs finalités fondamentales que la promotion du progrès des sociétés humaines et la satisfaction équitable de leurs besoins.
Art 4
Le progrès, synonyme d’amélioration de la vie humaine, est une valeur fondamentale pour les socialistes. Ils pensent que l’exercice de la raison doit être accessible à tous, acceptable par tous, applicable à tout. Ils promeuvent la connaissance, l’éducation, la recherche, la culture. Ils veulent mettre les avancées scientifiques et technologiques au service des hommes et de la planète. L’expansion technologique, le développement des nano et biotechnologies, l’ingénierie génétique posent des questions essentielles pour l’avenir de l’humanité. Le mérite du principe de précaution est de permettre de faire des choix collectifs, à travers l’arbitrage des choix politiques, qui subordonnent l’acceptabilité des risques, inséparables du développement de la science, à l’utilité des innovations et à la légitimité de leur utilisation. Le progrès économique et social ne peut plus être apprécié à l’aune de la seule croissance de la production marchande, mais doit l’être à l’aide des indicateurs reflétant la qualité effective des conditions d’existence et de travail des individus.
Art 5
La démocratie représente, à la fois, une fin et un moyen. Elle incarne une valeur et un combat universels. Elle conditionne la nature même de l’action socialiste. Elle ne se résume pas à une méthode. Être socialiste, c’est penser que les hommes et les femmes décidés à agir ensemble peuvent influer sur l’évolution de leur vie, de leur société et du monde. Notre socialisme est une conception et une pratique de la citoyenneté dans tous les domaines et sous toutes ses formes. Démocratie politique et démocratie sociale, démocratie représentative et démocratie participative forment un tout pour permettre la délibération et la décision collectives.
II – nos objectifs pour le XXIe siècle
Art 6
Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d’inégalités, porteur d’irrationalité, facteur de crises, qui demeure d’actualité à l’âge d’une mondialisation dominée par le capitalisme financier.
Les socialistes sont partisans d’une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux. Le système voulu par les socialistes est une économie mixte, combinant un secteur privé dynamique, un secteur public, des services publics de qualité, un tiers secteur d’économie sociale.
Les socialistes affirment que certains domaines de l’activité ne peuvent relever du fonctionnement du marché, quand ils concernent des droits essentiels. Les socialistes font de la création durable et de la redistribution des richesses un enjeu majeur de l’action politique. Ils pensent que les politiques participant aux enjeux environnementaux doivent être coordonnées par la puissance publique garante du long terme et de l’intérêt général.
Art 7
Les socialistes défendent un modèle de développement durable qui conjugue la croissance, l’innovation technologique, l’impératif écologique, la création d’emplois, la protection sociale. Les socialistes se préoccupent non seulement de la quantité des richesses produites et de leur distribution, mais aussi de la manière de les produire et du contenu de la production.
C’est une société nouvelle, qui dépasse les contradictions du capitalisme, faisant toute sa place au secteur non-marchand, que les socialistes veulent bâtir. Le travail humain est un enjeu fondamental, c’est un moyen individuel et collectif d’insertion, de reconnaissance, d’émancipation. Les socialistes refusent une société duale où certains tireraient leurs revenus de l’emploi et d’autres seraient enfermés dans l’assistance. La qualité de l’emploi est un objectif fondamental qui suppose une rémunération juste, des droits garantis et respectés, un accès à la formation tout au long de la vie favorisant la promotion professionnelle et sociale. Le travail doit aller de pair avec un mode de vie qui donne du temps libre, l’accès à la culture et au sport, offrant à chacun de construire sa vie et la possibilité de participer à la vie publique.
Art 8
Une tâche tout aussi importante est de réactualiser ce qui est l’apport propre du socialisme démocratique dans le siècle dernier, l’État social, qui permet aux réponses collectives de satisfaire les besoins individuels dans leur diversité. Celui-ci privilégie d’abord l’investissement productif au détriment de la rente. Il assure ensuite une protection contre les risques sociaux. Il repose sur une redistribution assumée. Il doit garantir pour tous, la sécurité des personnes et des biens sans laquelle il n’y a pas de liberté réelle.La régulation est également un des rôles majeurs de l’État pour concilier l’économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale. Enfin, l’État moderne doit être un État, qui investit et émancipe en privilégiant l’éducation, la recherche, l’innovation, la culture.
Art 9
Lutter pour la paix, la sécurité collective et le co-développement correspond à la vocation internationaliste des socialistes. C’est notre horizon pour le siècle qui commence. Le combat pour une communauté internationale pacifique est indissociable de la défense des droits de l’Homme. Il demande également de reconnaître les intérêts propres des États et des peuples, de travailler à dégager les intérêts communs pour construire un monde équilibré, juste et sûr. Il exige aussi un double effort pour conforter et réformer les institutions internationales. Nous avons besoin pour ce faire du renforcement des Nations unies et du poids de l’Union européenne et de sa détermination.
Art 10
La volonté des socialistes est de contribuer à faire de la France un pays ouvert, respecté dans le monde, oeuvrant pour la paix, les droits de l’Homme et le développement durable. La France est, de par son histoire, à la fois, singulière et universaliste, elle doit être fidèle à ce double héritage. Elle doit respecter tous ceux qui vivent sur son territoire en combattant toutes les discriminations.
III – Notre Parti socialiste
Art 11
Le Parti socialiste est un parti républicain. Il œuvre pour le progrès social. Il s’organise au service de l’engagement citoyen. Il fait siennes les valeurs de la République, la liberté, l’égalité, la fraternité. Il combat pour la séparation des pouvoirs, garantie d’un régime de responsabilité politique. Il défend le pluralisme et l’indépendance de l’information dans les médias. Il ne considère pas la nation comme une juxtaposition de communautés, mais comme un contrat entre citoyens libres et responsables, respectueux des droits de toutes celles et de tous ceux qui vivent sur son territoire, attentif à ce que chacun accomplisse aussi ses devoirs vis-à-vis de la collectivité.
Art 12
Le Parti socialiste est un parti laïque. Il défend la séparation des Églises et de l’État. Il veille au respect de la liberté de conscience. La laïcité est plus qu’un principe de tolérance, elle est un combat contre tous les fondamentalismes et tous les intégrismes. Elle entend promouvoir et organiser un espace commun, prenant en compte les diversités culturelles et religieuses, dès lors qu’elles ne sont pas un obstacle pour les libertés individuelles et collectives. La laïcité est une condition de notre vivre ensemble dans la République.
Art 13
Le Parti socialiste est un parti réformiste. Il porte un projet de transformation sociale radicale. Il sait que celle-ci ne se décrète pas, qu’elle résulte d’une volonté collective forte assumée dans le temps, prenant en compte l’idéal, les réalités et l’histoire. Le Parti socialiste veut contribuer à changer la vie avec la société et par la société, par la loi et le contrat. Il ne considère jamais les rapports de force d’un moment comme figés ou indépassables. Il entend lutter contre tous les déterminismes sociaux, source d’injustices et d’inégalités.
Art 14
Le Parti socialiste est féministe et agit en faveur de l’émancipation des femmes. Il œuvre pour l’égalité entre les femmes et les hommes et la mixité de la société. Il garantit aux femmes, l’accès aux droits fondamentaux (santé, éducation, contraception, IVG), et condamne la marchandisation du corps humain.
Il combat les atteintes à l’intégrité et à la dignité humaines en raison du sexe ou de l’orientation sexuelle.
Art 15
Le Parti socialiste est un parti décentralisateur. Il met le respect de la diversité, des territoires, au cœur de ses valeurs. Il veut allier la présence d’un Etat régulateur et garant de l’équilibre –y compris financier- entre les territoires, à une démocratie locale vivante et innovante.
Art 16
Le Parti socialiste est attaché aux grands principes de la Justice. Celle-ci est une valeur et une institution. Elle est garante de la réalité des droits de chacun. Elle doit être accessible et égale pour tous. Elle a pour vocation non seulement de sanctionner mais aussi d’aider à la réhabilitation et à la réinsertion dans la société.
Art 17
Le Parti socialiste met la culture au centre de ses valeurs. Celle-ci permet, à la fois, de rassembler et de libérer. Face au danger d'une civilisation par trop uniformisée et marchandisée, la culture, avec l'apport irremplaçable des artistes, contribue à construire un monde fondé sur la diversité, le dialogue, l’ouverture. L’accès à la culture pour tous et la démocratisation des pratiques culturelles sont notre objectif.
Art 18
Le Parti socialiste est un parti européen qui agit dans l’Union européenne qu’il a non seulement voulue, mais en partie, conçue et fondée. Il revendique le choix historique de l’Union européenne et de la construction d’une Europe politique. Pour les socialistes, celle-ci doit avoir pour mission, par ses politiques communes, d’assurer la paix sur le continent et d’y contribuer dans le monde, de favoriser une croissance forte et durable et le progrès social, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, d’aider à relever les défis planétaires par l’exemple d’association qu’elle offre. Membre du Parti socialiste européen, le Parti socialiste entend tout mettre en oeuvre pour le renforcer afin que soit porté un message socialiste en Europe.
Art 19
Le Parti socialiste est un parti internationaliste. Il condamne toutes les oppressions et exploitations dont sont victimes les hommes et les peuples, qu’elles qu’en soient les origines et les causes. Il agit pour le développement des pays du Sud. Il combat la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme sous toutes leurs formes. Il milite pour un ordre international juste et respecté, pour une coopération entre les peuples. Il défend le rôle de l’ONU et des institutions internationales. Il souhaite que l’Internationale socialiste, de forum international pour les partis et les forces progressistes qu’elle tend à être aujourd’hui, devienne un véritable mouvement progressiste et internationaliste.
Art 20
Le Parti socialiste est un parti populaire ancré dans le monde du travail. Il est le produit des combats politiques et des luttes sociales menées tout au long des XIXe et XXe siècles. Il entend exprimer l’intérêt général du peuple français.
Art 21
Le Parti socialiste est un parti démocratique. Il fait de la parité entre les hommes et les femmes un principe. Il respecte chacun de ses adhérents. Il organise un débat politique transparent et ouvert. Il veille à la diversification des responsabilités partisanes et électives à tous les niveaux. Il prend en compte dans un dialogue permanent, les forces et les mouvements de la société civile, en particulier les syndicats, les associations, les organisations non gouvernementales… Le Parti socialiste est un parti qui défend une éthique politique dans l’engagement militant. Il repose sur une adhésion volontaire qui demande que les décisions, les textes et les règles, délibérés et adoptés en commun, soient respectés.
Art 22
Le Parti socialiste veut rassembler toutes les cultures de la gauche. Il ne se résigne pas aux divisions de l’histoire. Organisant en son sein depuis toujours un libre débat, il appelle tous les hommes et toutes les femmes qui partagent ses valeurs à rejoindre ce combat.
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27 mai 2008
Pour une Union Euroméditerranéenne
Je vous livre aujourd'hui la résolution sur l'Union Méditerranéenne, écrite en collaboration avec Thomas Chevandier de la fédération de Paris, déposée et adoptée par le Conseil National du MJS les 17 et 18 mai derniers.
C’est en prenant la présidence de l’Union Européenne en juillet prochain, que la France insufflera avec les partenaires concernés, la création de l’Union pour la Méditerranée, le 13 juillet. Au fur et à mesure de l’éclaircissement de ce projet d’ici à sa création, le Mouvement des Jeunes Socialistes doit prendre position et mettre en exergue les éventuelles faiblesses de cette future union.
1. Un bilan plus que mitigé pour le Processus de Barcelone :
Le Processus de Barcelone a engagé un partenariat qui est actuellement la seule enceinte qui réunit l’ensemble des pays riverains de la Méditerranée depuis dix ans. Comme au sein de l’Union Européenne, les résultats économique et financier sont les plus importants. La perspective de création d’une zone de libre-échange en 2010 a fixé le partenariat économique entre les pays, surplombant bien souvent d’autres axes. En effet, si on nous répète que les accords d’association ont contribué au développement des pays du Sud, il est de notre devoir de s’interroger sur le véritable impact des fonds générés pour les populations. Le volet politique est resté tributaire des difficultés liées au processus de paix au Proche-Orient. Même s’il a permis de favoriser des opérations et des exercices militaires communs, le partenariat politique n’a pas su engager de réelles avancées sur le dossier israélo-palestinien. Enfin, le volet culturel, social et humain reste une fois de plus l’axe le moins développé. La clause relative au respect des droits de l’homme n’a jamais été un quelconque moyen de pression dans la dynamique des échanges entre l’UE et certains pays du Sud, non respectueux de la société civile.
2. Une Union Méditerranéenne au rabais :
Nicolas Sarkozy s’est positionné comme le sauveur de l’Union Européenne en proposant une Union pour la Méditerranée. Ses objectifs sont louables. Il veut « une union d’égaux » et « une union de projets ». Il souhaite que l'Union pour la Méditerranée prolonge le Processus de Barcelone en :
- instaurant « un véritable partenariat », sur un « pied d'égalité » entre les membres, qui passe par la co-présidence par un pays de la rive Nord et un pays de la rive Sud ;
- en créant un secrétariat permanent composé sur une base paritaire, chargé du suivi des projets ;
- en ayant recours à des sources nouvelles de financement, du privé notamment ;
- et en impliquant les collectivités locales et régionales.
A ce jour, le Président de la République veut se servir de ce lieu d’échanges pour mener des projets, dont une union de coopération nucléaire, compte tenu des accords allant dans ce sens et déjà passés avec le Lybie, le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. Aussi, la construction de cette union et la mise en place des projets de coopérations ne doivent pas occulter les droits de l’homme, à l’instar de l’attitude de Nicolas Sarkozy lors de sa dernière visite en Tunisie.
3. Pour une Méditerranée stable, paisible et développée :
Nous, jeunes socialistes, convaincus du fait que la Méditerranée, creuset de culture et de civilisation, doit reprendre son rôle de zone de paix, de prospérité, de tolérance, nous prenons la charge de nous associer à la réflexion et de porter nos propositions.
Pendant plusieurs mois, en l’absence de véritables informations disponibles en la matière, il a été difficile de se prononcer en tout état de cause sur le projet. Aujourd’hui, nous nous prononçons pour :
- Une Union Méditerranéenne pour la paix, pour que la Méditerranée ne soit pas le lieu d’un face-à-face entre les pays riches et les pays aux difficultés politiques, démographiques ou économiques. Nous voulons une Union méditerranéenne avec une dimension politique fondamentale, un trait d’union entre l’Europe et l’Afrique, l’Occident et l’Orient, qui pèse de tout son poids pour trouver un dénouement aux conflits du Moyen-Orient.
- Une Union Méditerranéenne au périmètre large, ouvert àtous les États membres de l’Union européenne et tous les pays riverains de la Mer Méditerranée, mais aussi aux périmètres plus restrictifs, constitués sur la base de dialogues entre des pays partenaires souhaitant œuvrer pour un rapprochement plus ambitieux.
- Une Union Méditerranéenne au fonctionnement lisible, sans duplication d’institutions politiques déjà existantes (« Conseil méditerranéen » ou « Commission méditerranéenne »), mais avec une organisation institutionnelle souple, dégagée de tous lobbies financiers, politiques et nationaux, éventuellement modulable selon les projets mis en place. Nous souhaitons construire une union proche des peuples, avec un contrôle démocratique effectif et rationnel.
- Une Union Méditerranéenne de projets, avec des axes majeurs à développer comme la question de la gestion de l’eau et de la protection de l’environnement, de l’échange des savoirs ou du dialogue interculturel, et des réflexions communes notamment sur l’espace judiciaire commun, sans tomber dans la mise en place d’une « politique commune d’immigration choisie ».
- Une Union Méditerranéenne qui soutienne la société civile de ses pays membres et qui soit respectueuse des droits de l’homme
- Une Union Méditerranéenne sous contrôle financier public, soumis à une gestion politique des fonds.
Le Président de la République souhaite faire de ce projet le grand chantier de la présidence française. Nous devons prendre toute notre part au débat et ainsi retrouver une unité sur l’Europe autour des valeurs que nous défendons.
09:00 Publié dans MJS, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mjs, ps, ump, turquie, ue, europe, modem
26 mai 2008
Reprise des travaux


Reprise des travaux aujourd'hui avec le report des 2èmes Assises de la Jeunesse du Conseil Economique et Social dont je suis un des rapporteurs. Journée de travail donc à Paris au palais d'Iéna. L'occasion pour moi d'écouter les nouvelles pistes de réflexion exposée par le Président Dermagnes en début de séance et de retrouver mes camarades.
08:40 Publié dans CNJ | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : conseil économique et social, paris, dermagnes
25 mai 2008
Quel premier secrétaire pour le Parti Socialiste ?

Plutôt que se demander ce que nous voulons, il est nécessaire de savoir ce qui est bon pour nous. Si le calendrier du parti se calque sur celui des institutions, avec un congrès deux ans avant les présidentielles, il faut en tenir compte et réfléchir à la meilleure stratégie.
Je pense qu’aujourd’hui, le PS doit se reconstruire autour de grandes lignes politiques qui lui donnent un positionnement clair sur les grands thèmes de l’actualité. Pour cela, il faut se déconnecter du débat présidentiel. Celui-ci brouille les cartes, même s’il peut nous apporter une lisibilité médiatique pour 2012. Je serais plutôt partisan d’un premier secrétaire non présidentiable, animateur de débats de fond et leader de l’opposition. Mais aujourd’hui, dans un contexte de présidentialisation de la vie politique, nous avons besoin d’un vrai leader avec une ligne politique claire et défendue par la base. L’idéal du premier secrétaire « animateur » est donc à écarter…

Que les choses soient claires, je reste fidèle à la position que j’ai défendue lors de la campagne interne. Je soutiens et je porterai les couleurs du courant de Ségolène Royal. Je compte m’investir dans la vie locale de mon parti en acquérant une légitimité militante (je suis actuellement que membre de droit des instances dirigeantes du PS, au titre du MJS).
Je soutiens Ségolène Royal parce que je pense qu’elle est la seule à porter la rénovation au sein du parti et à gauche, comme elle a commencé à le faire pendant la campagne présidentielle. C’est en partie pour cela qu’elle dérange. Elle a initié des forums de discussion sur son site Internet. J’espère que les fédérations se saisiront de ces questions et je m’engage aujourd’hui à me mobiliser en ce sens en organisant des débats locaux.
08:54 Publié dans Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, ump, modem, congres
23 mai 2008
Le design s’invite en Charente

La quinzaine du design se tient du 15 au 30 mai en Charente. Cette troisième édition s’enracine sur tout le territoire charentais autour de deux expositions au musée d’art et d’histoire de Cognac (Exposition « Verre(s) et design ») et au musée du papier d’Angoulême ((Exposition « Design et emballage »). Six conférences vont contribuer au maillage du territoire :
- « Design et innovation » le 15 mai à 17 heures aux ateliers Magelis à Angoulême ;
- « Design et terre » le 15 mai à 14 heures à Roumazières ;
- « Design culinaire » le 20 mai à 17h30 au musée des arts du cognac ;
- « Design et bois » le 23 mai à 16 heures à la salle des fêtes de Bréville ;
- « Design et verre » le 29 mai à 18 heures à la CCI de Cognac ;
- « Ecodesign, Ecoconception » le 30 mai à 17 heures à la CCI d’Angoulême.
J’ai assisté à l’inauguration de l’exposition du musée du papier à Angoulême. Le carton, matériau très en vogue (100% recyclé et recyclable), est exposé dans un appartement reconstitué. Le musée accueille notamment du mobilier de l’architecte Franck Ghery, cinq fauteuils et une chaise prêtés par le Vitra design muséum d’Allemagne, et des créations d’artisans locaux comme Valérie Biron de Cognac.
09:00 Publié dans Charente | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : conseil général, charente, design, carton, mode, art
22 mai 2008
Sénatoriales, c’est parti !
Je vous expliquais le 21 avril dernier le mode d’élection des sénateurs. Le PS charentais a adopté un calendrier de désignation en s’appliquant un critère de parité. Nous présenterons donc un candidat et une candidate aux élections de septembre prochain.
13 – 16 mai : dépôt des candidatures ;
26 mai : présentation des candidats aux militants ;
29 mai : vote des militants sur la déclaration de principes du parti et pour les candidats au Sénat.
Sont candidats :
Michel Boutant, Président du Conseil Général.
Jeanine Guinandie, Vice-présidente du Conseil Général, 1ère adjointe au maire d’Angoulême.
Nicole Bonnefoy, Vice-présidente du Conseil Régional, Conseillère générale du canton de Mansle. (Elle se présente avec un suppléant, Alain Rivière, conseiller général d’Aubeterre).
09:00 Publié dans Charente, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charente, ps, sénat, ump
21 mai 2008
« Les conseils de développement, ça développe quoi ? LES MAUX DE TETE !!!!! »
Le développement des territoires s’est progressivement structuré au cours de la dernière décennie avec les dernières lois d’aménagement du territoire (Pasqua en 1995, Voynet et Chevènement en 1999) qui ont impulsé une dynamique de décentralisation vers des espaces nouvellement créés, les pays. Echelon de projet, le pays n’a aucun pouvoir politique. La logique impulsée cadre les éléments de structuration du territoire et le conseil de développement devient un véritable acteur des politiques territoriales. Le conseil de développement trouve son sens au travers de la charte de développement du pays ou du projet d’agglomération en favorisant l'articulation entre une réflexion globale et une mobilisation locale.
La mise en place des outils de développement s’est faite différemment d’un territoire à un autre. Aujourd’hui les conseils de développement sont arrivés à une période charnière où leur persistance est en jeu. Seulement, l’intérêt pour ces conseils reste lié à sa capacité de mobilisation, au suivi des projets animés et à la pertinence des réflexions menées, dans une logique de complémentarité et de construction d’un espace identifié et commun. Sans attendre les décisions des élus en amont, les membres des conseils de développement doivent mailler eux-mêmes le territoire en diffusant leurs actions, en s’appuyant sur des relais locaux, en se nourrissant des expertises d’usage. La multiplication des transferts de compétence ne pourra pas réduire toutes les inégalités de territoires, tant il existe d’échelons pertinents de décision. Sans être résigné, il semble que la décentralisation n’a pas résolu tous les problèmes rencontrés mais le renforcement des structures participatives ouvre des perspectives intéressantes.
Il s’agit bien là de faire fonctionner dans la durée des systèmes de participation et d’association des acteurs. Le conseil de développement doit aller jusqu’à participer directement ou indirectement aux arbitrages et aux décisions, notamment au regard des orientations de la charte. Sur le fonctionnement du conseil de développement, ils n’auront leur autorité et ils ne feront leur place sur le territoire que si leur fonctionnement propre est démocratique. Cela implique l’information des populations et la transparence dans les travaux. Tous ces points participent à l’organisation d’une nouvelle forme de gouvernance territoriale dont l’enjeu est d’organiser de manière permanente le dialogue entre les élus et l’ensemble des acteurs de la société civile.
09:00 Publié dans Personnel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aménagement du territoire
20 mai 2008
« L’âge de pierre ne s’es pas arrêté parce qu’il n’y avait plus de pierres » - Antoine Détourné.
Premier Conseil National du Mouvement des Jeunes Socialistes pour moi ce week-end en tant qu’Animateur Fédéral de Charente. Objectivement, peu de rigueur pour commencer (arrivée d’Antoine Détourné, le Président, à 11h40) et une liberté de parole respectée.

Cependant, j’ai trouvé que les minorités (auxquelles j’appartiens) avaient été attaquées injustement sur leurs contributions thématiques. J’ai défendu la contribution des Jeunes Socialistes pour la Rénovations (JSR) sur le Justice et j’ai apprécié celle de Convergences Réformistes (Strauss-Khaniens) sur l’Europe. La majorité a rédigé une contribution pour l’anniversaire de l’arrivée de Sarkozy à la présidence de la République. Pour ma part, cela aurait dû faire l’objet d’une déclaration de politique générale. Au-delà du constat, que tout le monde fait et vit, il faut aborder des sujets politiques et se positionner.
La phase suivante sur les fédérations s’est réduite au jeu du « je dis la même chose que mon camarade mais avec des mots différents ». Malheureusement obligé de partir, je n’ai pas pu défendre la résolution que j’avais déposée…
Il était important d’y être. J’y retournerai dorénavant. Je vous livre en cadeau l’intervention de mon camarade Simon Jolles du Rhône :
« Le texte de Tous à Gauche [courant majoritaire] nous décrit une situation, la droite au pouvoir, et ses résultats, catastrophiques. Oui, nous savions que Nicolas Sarkozy défendait des idées que nous ne partagions pas. Je crois accessoirement que nous avions fait campagne contre lui et pour la candidate et le programme que le PS lui opposait.
Alors oui, la droite fait une politique de droite avec un discours de droite. Et oui, la gauche doit lui opposer un discours de gauche. Nous savons gré à TaG de nous le rappeler, au cas où nous aurions pu l’oublier.
Vous nous faites, chers camarades, une belle description de ce qu’est la gauche. Vous posez une belle pétition de principe : il faut un projet novateur, mais au-delà du constat, nous cherchons en vain vos propositions !
Etre novateur, chers camarades, ce serait aussi être capable de sortir des incantations générales – que nous pouvons partager pour certaines – pour contribuer réellement à ce projet que nous appelons tous de nos vœux en affichant e vraies propositions (…) ».
12:46 Publié dans MJS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mjs, jsr, socialiste, ps, solferino
19 mai 2008
Ségolène en selle !

Chers amis,
Je voudrais commencer par vous remercier d’être venus si nombreux à cet atelier citoyen organisé par le Pacte rénovateur. Merci à vous David, Dominique, Thomas, pour votre travail, merci à tous ceux qui ont participé à la rédaction des synthèses, et merci enfin à ceux qui se sont exprimés ce soir.
La consultation participative pour préparer le congrès est une démarche indispensable et rassembleuse. C'est une démarche de respect. Et les militants méritent ce respect, eux sans qui aucune victoire ne serait possible. On a vu dans les deux synthèses présentées ce soir que vous avez les mots justes.
Nous croyons que le débat d’idées et le respect des arguments de chacun est la seule méthode digne de notre idéal, capable de surmonter les épreuves, les discordes, les incompréhensions, les facilités et de nous remettre, comme nous le devons, en ordre de bataille pour proposer demain une alternative à la politique de la droite.
C’est parce que nous sommes profondément attachés à notre parti que nous voulons le rendre plus fort, plus attractif, en faire un parti avec de très nombreux adhérents, le parti de toute la société française, ouvert sur la société, engagé dans les luttes de son temps, menant les batailles idéologiques, portant un projet sans double langage, responsable, moderne, capable de faire vivre nos valeurs de justice sociale, de laïcité, de progrès partagé. Ce Congrès, pour nous, doit être un Congrès utile et serein, qui permette une dynamique de rassemblement, de projet, de conquête et de victoire ; d’amitié et de sérénité aussi.
La méthode qui consiste à faire vivre le dialogue et la réflexion entre nous, à écrire ensemble notre projet, en associant toutes celles et tous ceux qui le souhaitent, est la bonne méthode. Parce qu’elle est respectueuse des militants, parce qu’elle ne reproduit pas les anciennes méthodes, parce qu’elle se déroule dans la clarté, parce qu’elle préserve notre unité, parce qu’elle permet de mobiliser l’attention et l’écoute des Françaises et des Français. La démocratie doit être le cœur de notre projet. La gauche, pour gouverner demain, pour conquérir le pouvoir d’abord, a besoin de construire dans la société un vrai pouvoir de conviction.
C’est pourquoi nous avons choisi cette méthode, avec toutes celles et tous ceux qui voudront se joindre à nous, pour réfléchir ensemble au nouveau Parti socialiste que nous allons devoir construire tous ensemble, pour être à la hauteur de notre tâche historique dans cette période où les Français sont profondément inquiets. Ce travail, nous l’accomplissons avec les acquis des trois Forums de la rénovation conduits par François Hollande et l’actuelle direction sur le marché, la nation et l’individu.
Dans la continuité de l'espérance soulevée dans la campagne présidentielle puis des bons résultats des élections législatives et municipales, les socialistes peuvent et doivent réussir un beau congrès. Je ferai tout pour cela.
Et si l'on veut une gauche qui permette à chacun d’être acteur de sa propre vie et donc de la société, parce que les deux vont de pair, alors c'est une gauche qui doit permettre la prise de parole de chacun et qui prend en compte la parole de tous.
D'ailleurs nous nous sommes tous sentis socialistes quand un homme a dit un jour, en 1990, dans un discours sur les banlieues : « Sans la participation la plus large de tous, il n'y aura pas d'identité, il n'y aura pas de dignité, jamais non plus il n'y aura de citoyenneté ». Cet homme, c'était François Mitterrand. C'est auprès de lui que j'ai forgé mes convictions, que j'ai appris ce que qu'était la politique, lui qui répétait : la « politique, c'est parler aux gens »
Cet homme là, le 13 juin 1971, lors d'un congrès fondateur pour le parti socialiste, à Epinay, cet homme, appuyé par Pierre Mauroy pour réussir la mutation et la modernisation, avait dit aussi ceci : « La démocratie... finit par manquer d'imagination, par confisquer tout cela au citoyen, à l'individu, à celui qui veut lui même être capable, par l'information et par la formation, par le dialogue et aussi par l'organisation des partis de gauche, capable de penser lui-même et de décider. » Que dire de plus pour convaincre ceux qui déforment ou dénigrent la méthode que nous avons choisie.
Cette consultation, contrairement à ce que j'entends parfois, ne part pas de rien. Nous y proposons, avant les 10 questions, les valeurs qui nous rassemblent et un diagnostic de la période
Les sept valeurs et objectifs qui nous guident
1.Le monde a changé. Le socialisme doit changer pour rester fidèle à sa mission.
2.Le bien-être de tous exige que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée au service d’intérêts particuliers.
3.La volonté publique et l’Etat organisent la conciliation de l’intérêt général et des préoccupations des gens, notamment à travers les services publics.
4.La lutte contre toutes les formes d’injustices et de discrimination est au cœur du droit de chacun à la réussite individuelle.
5.Les socialistes doivent participer à la construction d’un ordre économique, social et écologique juste, au niveau mondial comme au niveau national.
6.Au niveau national comme au niveau local, le socialisme défend la complémentarité qui unit la démocratie représentative, la démocratie participative et la démocratie sociale.
7.La laïcité est le fondement de la République et de l’identité française, enrichie par le métissage.
- Les dix sources d’inquiétude des Français
1. un capitalisme qui perd la tête ;
2. la dégradation du niveau de vie ;
3. les fragmentations et le descenseur social à l’intérieur ; la perte de compétitivité de la France à l’extérieur ;
4. l’affaiblissement de la valeur travail et l’exagération de la valeur du capital ;
5. le trouble qui pèse sur l’identité française, secouée par les peurs de l’autre ;
6. le doute sur l’efficacité de l’Etat ;
7. le scepticisme sur la réalité de l’égalité des chances par l’école ;
8. l’Europe perçue comme indifférente au sort des citoyens ;
9. les désordres du monde et les interrogations sur la fin de l’hégémonie occidentale ;
10. une planète menacée d’autodestruction.
Bien sûr que les militants et les Français veulent des réponses ! Mais pas n'importe lesquelles : des réponses efficaces parce que fondées sur une juste perception des attentes du peuple français, des problèmes qu'il affronte, des obstacles qu'ils rencontre.
Je crois que s'écouter et échanger entre responsables et citoyens, c'est le contraire du « populisme démagogique ». C'est même le meilleur moyen de lutter contre le populisme qui surfe sur les peurs et les sentiments de ceux qui se sentent délaissés, abandonnés à leur solitude, parfois même méprisés. Vingt-cinq premiers fédéraux ont adhéré à cette démarche, animée par Vincent Peillon. Gérard Collomb, François Rebsamen ont signé un texte de maires. Maxime Bono a lancé un appel ouvert à d’autres élus, déjà une cinquantaine de ma région.
Le populisme se méfie comme de la peste des citoyens informés et éclairés capables de se placer du point de vue de l'intérêt général d'un territoire, petit ou grand. Ou d'un parti politique !
Alors je le dis ici, je le redis : oui le responsable politique doit décider, trancher, oui il doit prendre ses responsabilités. Parfois d'ailleurs en allant à contre-courant de l'opinion dominante. Mais les conditions dans lesquelles il décide et prend ses responsabilités ont profondément changé. L'heure du politique jupitérien, omniscient et omnipotent, qui décide dans la solitude de son bureau du destin du pays, cette heure est passée. L'heure du politique élu tous les cinq ans, qui décide, entouré d'experts, sans écouter les citoyens et sans évaluer auprès d'eux ses décisions, cette heure-là aussi est dépassée. La première année de présidence de Nicolas Sarkozy ne m'a pas fait changer d'avis sur ce point ! C'est le moins qu'on puisse dire. Chacun constate aujourd'hui les dégâts causés par un pouvoir enfermé dans sa surdité aux malaises et aux colères.
Aujourd'hui, non seulement Nicolas Sarkozy n'a pas su rétablir la confiance, mais la défiance est revenue encore plus fortement. Parce qu'il n'a pas mobilisé les acteurs individuels, sociaux, économiques et politiques de la société française. Et de ce fait, le fossé entre les gouvernants et le vécu des Français est revenu bien vite. Là réside une des causes profondes de cette déception. A la racine, il y a une pratique du pouvoir, une conception de l'Etat et de la société qui est erronée, inefficace et qui devient la source de désordres. Ce discours volontariste qui ne s'est appuyé ni sur la démocratie parlementaire, ni sur la démocratie sociale, ni sur la démocratie citoyenne a conduit non seulement à l'abaissement de la fonction présidentielle mais à la révolte sociale comme elle s'est manifestée hier dans toute la France pour défendre les services publics, ciments de la Nation.
Fragilité démocratique, faiblesse économique, dureté sociale. Dans ce moment d’inquiétude et d’abaissement national, nous devons avoir une grande ambition collective. La France s’enfonce dans une crise multiforme. Nous devons nous préparer à tracer un chemin. Cela suppose d’oser nous remettre en question, nous remettre en mouvement. Pour préparer la France de demain, il nous faut construire la force politique capable de porter cette exigence et cette dynamique. Le Parti socialiste est cette force. Toute son histoire en témoigne. Il est l’héritier d’une grande tradition de luttes intellectuelles, politiques, sociales, sociétales.
Il a su, à chaque moment de son histoire, se transformer. La fidélité à ce que nous sommes, à l’idéal qui est le nôtre, aux combats de nos prédécesseurs, se mesurera à la capacité qui sera la nôtre de leur donner de l’avenir, à recréer le mouvement, à relancer l’espérance, à retracer des perspectives. Exercer notre responsabilité, être à la hauteur de nôtre tâche, c’est proposer une mutation, c’est créer les conditions pour ouvrir tous ensemble un nouveau cycle politique. C’est ce que les Françaises et les Français attendent de nous : ce sera une étape essentielle de la reconquête de leur confiance, ce sera un élément déterminant pour pouvoir réussir notre action lorsque nous aurons à nouveau la responsabilité du destin du pays. Nous pourrons convaincre que nous pourrons demain transformer la société française, la remettre en mouvement, avec efficacité et justice, si nous sommes capables de nous transformer nous-mêmes, sans rester figés, immobiles, avec les mêmes méthodes, les mêmes discours, les mêmes synthèses ! C'est pourquoi je prends ici devant vous cet engagement : dans ce congrès, je parlerai aux militants comme aux Français. Pas de faux débats, de postures théoriques, de formules toutes faites, soi-disant pour flatter les militants. Je ne veux pas flatter les militants, je veux les respecter et les convaincre.
Notre démarche, aujourd'hui, ce doit être de relancer la gauche, comme le faisait François Mitterrand il y a 35 ans. A quoi sert le Parti socialiste ? Nous croyons qu'entre la liberté d'entreprendre et la liberté d'écraser, il y a un espace assez vaste où chacun puisse être debout et mouvement.
Le congrès socialiste sera utile au pays et aux Français, quand il aura conforté, renouvelé ou complété ses idées et ses propositions, pour que chaque Français puisse être debout et en mouvement. Cela, il le fera à partir des acquis de ses années de combat et de travail, à partir de l’expérience de la campagne présidentielle, à partir des attentes des forces sociales et syndicales et de la prise en compte des profondeurs du pays. Le


