04 janvier 2008
La participation des jeunes
Cette volonté s’inscrit dans une lignée de politiques gouvernementales diverses en faveur de la participation des jeunes aux décisions qui les concernent. La première véritable politique de jeunesse date de 1955 et du décret d’Edgar FAURE qui instaure le 22 juin 1955 dans chaque département ministériel une commission devant traiter des problématiques jeunesse qui le concerne, en associant autant que faire se peut les jeunes eux-mêmes.
Dans les années 1980s, dans un souci d’adaptation à cette réalité, plusieurs communes (dont Schiltigheim, Strasbourg, Chartres...) créent des conseils consultatifs d’enfants ou de jeunes, qui possèdent des compétences locales. En 1990, quand la France ratifie la Convention Internationale des Droits de l'Enfant, adoptée l'année précédente par l'Assemblée générale des Nations Unies, les conseils sont 200. Deux ans plus tard, en 1992, leur nombre a doublé. Aujourd'hui, ils sont environ 1600. Le 13 mars 1991, est créée l’association nationale des conseils d’enfants ou de jeunes (ANACEJ) pour promouvoir la participation des enfants et des jeunes à la décision publique et leur concertation au niveau local avec les élus et accompagner les collectivités locales dans la mise en place d’instances de participation des jeunes

En 1997, à la suite de nombreuses rencontres locales (près de 1700), initiées par Marie-Georges Buffet alors ministre de la jeunesse et des sports, qui ont impliqué près de cent mille jeunes, une rencontre nationale est organisée les 29 et 30 novembre 1997, à l’Institut National de la Jeunesse et de l’Education Populaire (INJEP) de Marly-le-Roi, dans les Yvelines. Avec 300 jeunes et en présence de plusieurs ministres, dont le Premier ministre (Lionel Jospin) l’événement est une première. Cette rencontre nationale débouche sur un ensemble de propositions de mesures (une soixantaine) en faveur des jeunes. Parmi ces mesures, figure la mise en place des Conseils de la Jeunesse, tant au niveau national que départemental.
En 1998, le Conseil Permanent de la Jeunesse et les Conseils Départementaux de la Jeunesse sont créés pour suivre la mise en œuvre des mesures décidées à Marly-le-Roi, continuer le dialogue avec les institutions, et pour s’associer aux projets gouvernementaux concernant les jeunes. L’ensemble de ces Conseils de la Jeunesse concerne alors près de 3000 jeunes, de tous horizons (associatif, syndical, politique), sur l’ensemble du territoire. Au printemps 2000, le Premier ministre décide de consacrer les conseils national et départementaux de la jeunesse comme le lieu institutionnel d’échanges entre les jeunes et le Gouvernement. Le 12 mai 2000, il rencontre, avec 11 de ses ministres, le nouveau Conseil National de la Jeunesse (qui remplace le conseil permanent) à la Grande Halle de la Villette.

En parallèle de ces conseils ministériels, d’autres instances de participation auprès des Ministres, Préfets ou collectivités territoriales existent (Conseil National de la Vie Lycéenne et ses CVL, Conseil National de la Vie Associative, Conseil National du Développement Durable, Conseil National de Sécurité Routière).
Aujourd’hui, la citoyenneté et l’engagement des citoyens pour la chose publique se sont démocratisés. Avec l’apparition des blogs, ce sont les pensées qui se libèrent. Des liens se créent via le net et ce sont de véritables communautés qui se créent, à l’instar de facebook.
08:50 Publié dans CDJSVA Charente, Citoyenneté, CNJ | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CNJ, politique, jeunesse, Bachelot
30 décembre 2007
La démocratie participative, idéal ou réalité ?

Cependant, le manque de participation citoyenne, lors des différents scrutins par exemple, a obligé le politique à réfléchir à de nouveaux modes de participation. La démocratie participative permet au citoyen de contribuer à définir la politique suivie autrement que par leur vote. Cela peut être paradoxal, étant donné que dans notre système c’est le peuple qui détient le pouvoir.
Aujourd’hui, le citoyen possède plusieurs moyens d’expression : il peut voter, s’exprimer publiquement, par le biais d’articles ou émissions radiophoniques ou télévisées, s’engager au sein de syndicats, de partis politiques ou bien d’associations. La question de la citoyenneté se joue aujourd’hui dans la participation du peuple et la sincérité de la relation que le/la politique entretient avec Lui. Ainsi, la démocratie participative serait-elle une étape nécessaire à l’évolution de notre société ?

Pour nourrir l’idée de citoyenneté, il faut donner les moyens à nos systèmes politiques d’évoluer (de l’échelon local à l’échelon national). Il faut d’une part donner du pouvoir à la population et d’autre part, lui donner envie de s’engager et de faire bouger les choses. L’échelon du quartier est reconnu comme étant le plus pertinent. La loi de février 1992 relative à l'administration territoriale de la République a créé de multiples instances, conseils de quartier, comités de quartier, comités consultatifs. Grâce à cette loi, par exemple, des représentants d’associations peuvent participer aux séances du conseil municipal afin d'informer ce dernier des actions engagées dans les quartiers. De cette manière, les comités de quartiers peuvent développer leur activité en complément avec les actions conduites sous la responsabilité de la commune. De même, c'est aussi une façon pour les élus d'être à l'écoute de la population et de mieux satisfaire ses besoins.
D’autres instances ont été créées par la suite, comme les conseils de développement en juin 1999 à l’échelle du pays. Evolution ou adaptation ? La réflexion se fait dorénavant au niveau du territoire, du bassin de vie, et non plus au niveau de son lieu de vie. Les conseils de développement sont aptes à s’autosaisir sur toute question relative à l’aménagement et au développement du territoire. Ils regroupent bien souvent des élus, des représentants du monde économique, et du monde associatif.

Nous n’avons développer que certains exemple mais nous pourrions aussi parler d’exemples locaux, comme le Budget Participatif des Lycées mis en place par la région Poitou-Charentes.
09:40 Publié dans Citoyenneté | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marianne, démocratie, politique
21 mai 2007
C’est bien connu, les enfants d’hétéros sont tous hétéros…
Jeudi 17 mai, 3e journée internationale contre l'homophobie (passée inaperçue encore une fois). A cette occasion, je vous livre un des textes dont je suis le plus fier :
Alors que nous sommes face aujourd’hui à un phénomène d’augmentation des actes homophobes, il semble paradoxalement que la société accepte de mieux en mieux cette minorité plus ou moins visible. Les homosexuels s’assument et s’épanouissent de plus en plus dans la vie quotidienne et c’est peut être cette attitude qui crispe certains citoyens, qui n’ont rien de civilisé.
La loi intègre enfin la notion d’acte homophobe et condamne ces actes au même titre que les actes racistes. Faudra-t-il encore une fois passer par la loi afin de faire évoluer les mentalités ? Il faut le craindre. Tout comme il a fallut recourir à la loi pour faire admettre en partie que les femmes pouvaient assurer des fonctions politiques au même niveau que les hommes, il a fallu légiférer pour donner quelques droits aux homosexuels grâce au Pacte Civil de Solidarité (PaCS) en 1999. Cette avancée historique pour la communauté LGBT (Lesbienne, Gay, Bi, Trans) est intervenue sous le gouvernement socialiste de Lionel Jospin et ce n’est pas un hasard. En effet, aujourd’hui, le projet socialiste de 2007 contient un volet sociétal où le PS s’engage à voter en faveur d’un mariage pour les personnes de même sexe :
« Nous améliorerons le PACS en matière d’inscription à l’état civil, de régime des biens, de droits de succession, de droit au logement, de droits sociaux. Le mariage et l’adoption seront ouverts aux couples de même sexe. »
> Il s’agit aujourd’hui tout simplement de donner à tous les mêmes droits. Cette égalité devra passer par une loi qui fera évoluer le PaCS vers un statut de mariage.
La communauté reçoit cette proposition avec un double sentiment. Tout d’abord, les homosexuels revendiquent symboliquement le mariage. En effet, ils recherchent plus l’égalité et la légalité d’un statut par rapport aux couples hétérosexuels qu’une cérémonie. Dans son rapport démographique pour 2005, l'INSEE note que si le nombre de mariage, qui tendait à diminuer depuis 2000, s'est stabilisé entre 2004 et 2005, de plus en plus de couples se sont tournés vers le PACS. Ce sont plus de 59 000 PACS qui ont été signés en 2005 (soit environ 21 PaCS pour 100 mariages). De plus, sur les 204 924 PaCS signés depuis 1999, 26 347 ont été dissous. 200 000, échec ou réussite ? La question mérite d’être posée aux auteurs du texte. Cependant, nous pouvons dire qu’il a répondu au besoin de milliers de personnes et de couples. Je rappelle que le PaCS n’est pas simplement une union homosexuelle mais qu’elle est ouverte à tous les couples. Il est ainsi difficile de savoir combien de couples homosexuels se sont officialisés. Ensuite, ils accueillent cette proposition avec une indécision que nous pouvons comprendre. Le mariage sera-t-il voté par la majorité élue ou, comme le droit de vote des étrangers, est-il une promesse de campagne. De plus, favorisera-t-il l’insertion des homosexuels dans la société et fera-t-il baisser le nombre des agressions ?
En tout cas, nous, jeunes socialistes pour la rénovation, nous nous engageons pour le mariage ouvert aux personnes de même sexe dans le cadre de l’égalité des droits.
La France, si elle acceptait, serait le 7e Etat au monde à adopter ce type d’union après la Belgique, les Pays-Bas, le Canada, l’Espagne, l'Afrique du Sud et l’Etat du Massachusetts. Mais ces Etats sont allés plus loin dans l’égalité des droits en octroyant la possibilité aux personnes de même sexe d’adopter des enfants.
Si le mariage semble bien accepté dans la société, l’adoption gène encore beaucoup les gens. Pour nous encourager dans notre combat, nous pouvons prendre l’exemple de la très catholique Espagne. Avec l’arrivée de Zapatero au pouvoir en mars 2004, les homosexuels ont reçu le droit de se marier et d’adopter en même temps. Cela ne fut pas une démarche facile car elle rencontra bien entendu les hurlements de la droite populaire et des associations catholiques. Mais, en socialiste qui tient ses promesses, Zapatero fit voter le projet de loi. Il nous appartiendra de faire la même chose en temps voulu.
Il faudra mettre en place les deux lois en même temps après une audition des différents partenaires. Aujourd’hui, dans la pratique, le fait de dire que l’on est homosexuel diminue les chances d'accès à l’adoption. L’agrément est souvent refusé aux personnes homosexuelles, bien que l’homosexualité ne puisse être explicitement citée comme motif de refus. La raison invoquée pour refuser l’agrément est que ces personnes ne présentent pas « toutes les garanties suffisantes sur les plans psychologique, familial et éducatif ». Il faudra donc, comme pour les couples hétérosexuels, un suivi psychologique de l’enfant et un rapport de la situation sociale du couple adoptant. Aux Pays-Bas par exemple, les deux membres du couple doivent avoir vécu au moins trois ans ensemble et s'être occupés de l'enfant pendant au moins un an pour que le juge puisse se prononcer favorablement sur leur demande. Cette condition s'applique quelle que soit l'orientation sexuelle du couple. Il semble que cette politique soit la bonne étant donnée l’importance de la stabilité émotionnelle de l’enfant.
Et puis, face à l’argument concernant les orientations sexuelles des enfants issus de parents homosexuels, il est bien connu que les enfants d’hétéros sont tous hétéros !07:50 Publié dans Citoyenneté | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
01 mai 2007
Pour la sauvegarde du vote manuel
Depuis 2004, en France, un nombre croissant de communes s'équipent en ordinateurs de vote (dénommés “machines à voter” par le Code électoral). Plus d'un million d'électeurs seront concernés en 2007.
Nous avons connu les ratés de l'élection présidentielle américaine où les machines de vote électronique avait semé le doute. Nous n'avons aucun moyen de contrôle de ces machines et le risque que l'entreprise productrice ait en main le destin du vote est grand.
Signez et faites signer la pétition pour le maintien du vote papier : http://www.ordinateurs-de-vote.org/petition/
14:20 Publié dans Citoyenneté, Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : vote
08 avril 2007
La « case jeune »
Le temps est venu aujourd’hui de faire le bilan des organes de jeunesse mis en place par différentes structures et de réfléchir sur leur utilité. A une époque, certains jeunes ont voulu s’engager, c’est un fait. Les partis politiques comme les associations leur ont proposé un statut et un axe d’engagement précis. Il s’est agit de leur permettre d’être préparé, modelé, conditionné afin de faciliter leur intégration dans l’exécutif de l’organe.
Or, l’évolution politique et sociétale a permis aux jeunes générations de s’exprimer et de revendiquer. Les évènements de mai 68 sont devenus un symbole national de la révolte étudiante dans un contexte particulier d’expansion économique et d’évolution morale conjugué à un cadre politique conservateur ancré dans une vision passéiste. Cependant, la nouvelle génération connaît la crise économique, le chômage, l’alternance politique mais elle prend le pouvoir. La classe politique, arrivée au pouvoir dans les années 1970, s’est partagée les responsabilités, au-delà des clivages, pendant quarante ans et c’est ce personnel politique que l’on retrouve encore aujourd’hui aux fonctions. Toute une génération s’est octroyée le pouvoir aux dépends d’une autre qui finalement s’est vue privée des décisions et s’est, du coup, désintéressée de la chose publique.
Nous pouvons ainsi nous interroger sur la corrélation des deux phénomènes. Les jeunes, souvent issus des évènements de mai 68, qui ont accédé au pouvoir dans les années 70-80 avec un sentiment de renouvellement de la société sont restés au pouvoir en le confisquant aux générations suivantes et en développant des organes jeunes stériles qui, on peut se le demander, étaient censés contenter les jeunes mais aussi limiter leur influence.
Or aujourd’hui, nous arrivons à une étape-clef où beaucoup de personnalités politiques arrivent à un seuil critique lié à leur âge et où les jeunes prennent conscience du rôle qu’ils peuvent jouer. Cependant, le paradoxe persiste. Les mouvements de jeunesse aux statuts différents recrutent peu et les autorités publiques ou associatives s’appuient sur ces organes consultatifs. Outre le fait que ces organes ne répondent pas ou peu au soucis de démocratie, le problème central reste que la majorité civique est à 18 ans alors que les jeunes électeurs et éligibles, soucieux de s’engager, sont pris en charge dans des structures de jeunes allant jusqu’à 26 ans pour « se former ».
Ainsi, pour réussir en politique, les jeunes doivent-ils passer par la « case jeune »?
11:10 Publié dans Citoyenneté | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : citoyen


