03 juin 2008
La virginité comme contrat de mariage
L’affaire fait scandale. A Lille, un ingénieur musulman veut annuler son mariage à cause du fait que sa nouvelle femme n’est pas vierge. Jeune étudiante quand elle rencontre son futur mari, la jeune fille est présentée comme pure et assure elle-même n’avoir jamais eu de rapports sexuels. Or, la nuit de noce tourne court quand le nouveau marié s’aperçoit qu’elle n’est pas vierge. La tradition aurait voulu qu’il exhibe devant les invités les draps tachés de sang.

La femme a très vite reconnu les faits et ce mensonge est utilisé comme un élément de rupture. Au-delà de la rupture, le mari voulait effacer toutes les traces d’union. Les juges lui ont donné raison. Ils ont estimé que « le mariage avait été conclu sous l’emprise d’une erreur objective (…) déterminante dans le consentement ». En clair, la virginité était considérée comme un critère de consentement. C’est l’article 180 du Code Civil qui a été invoqué. Celui-ci est utilisé pour les conjoints s’étant trompé sur l’état mental ou l’aptitude à avoir des relations sexuelles « normales » du nouveau partenaire…
Où sommes-nous ? Devons-nous rétablir les examens médicaux avant le mariage pour vérifier la virginité de nos petites sœurs ? Les religions prônant le « jamais avant le mariage » vont-elles faire jurice prudence ? Le mariage va-t-il devenir un contrôle de la police des mœurs ?

Cela remet en cause gravement, à mon sens, l'égalité homme-femme. Mais, de façon plus optimiste, cette affaire va-t-elle permettre aux jeunes filles mariées de force de devenir libres ? On l’espère...
09:00 Publié dans Actualité, Colère saine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, mariage, homme, femme, egalité
24 janvier 2008
Quand l'ego surpasse l'intérêt du canton !

Il faut savoir qu'en mars 2008, 17 cantons sont renouvelables en Charente. 9 conseillers sortants sont issus de l'opposition de droite et 8 de la majorité départementale en place depuis 2004. Tous les sortants de la majorité se représentent et Michel Boutant, Président du Conseil Général, a décidé d'apporter son soutien et celui de sa majorité à tous les candidats sortants. Pour information, la majorité est composée de 21 élus, dont très peu d'encartés PS, un communiste, un vert et plusieurs divers gauche.

Seuls les cantons de Ruelle et La Couronne posent problème. Sur ces deux cantons, les sortants affichent seulement la couleur de la "Majorité Départementale". Les sections socialistes n'ont pas l'air de comprendre cette nouvelle appellation puisqu'ils se sont prononcés sur des candidatures à gauche, autres que celle des sortants. Une fois de plus, l'ego de certains a prévalu à l'intérêt du département et de sa fraîche majorité.
Je soutiens donc tous les candidats de la Majorité Départementale, et en particulier Patrick Fontanaud et Jacques Persyn. Si nous avions dû composer une majorité avec les seuls encartés socialistes, nous serions loin d'avoir la majorité. Les élus de la majorité forment un tout et nous ne pouvons pas isoler un candidat pour lui attribuer une étiquette politique quelconque. La position de Michel Boutant est claire, nous soutiendrons les sortants sur leur canton, quoi qu'il arrive. Il faut donc afficher le soutien et la solidarité de la Majorité Départementale pour faire barrage à la droite et pour démontrer à ces candidats isolés socialistes, à savoir Michel Broncy et Jean-François Dauré, que la véritable force se trouve du côté du Conseil Général.
08:30 Publié dans Charente, Colère saine, Municipales 2008, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, Ruelle, La couronne, cantonnales, Dauré, Broncy, Charente
28 décembre 2007
On a tué un symbole !

Née le 21 juin 1953 dans une famille de riches propriétaires terriens du sud du Pakistan, "Benazir" fut chargée d'assumer le lourd héritage politique de son père, Zulfikar Ali Bhutto. L'ancien président et Premier ministre avait envoyé sa fille aînée étudier la politique et l'art de gouverner à Oxford et Harvard. Mais Zulfikar Ali Bhutto fut renversé par un coup d'Etat militaire en 1977 et exécuté. Et sa fille en subit aussi les conséquences : arrêtée à plusieurs reprises pendant le règne du général Zia-ul Haq, Benazir Bhutto avait été chassée vers l'exil en 1984. Deux ans plus tard, elle revenait pour prendre la tête de manifestations de masse pour le retour du pouvoir aux civils. En 1988, elle menait son parti à la victoire. Réélue en 1993, elle subit un nouveau coup dur en 1996. Un déluge d'accusations de corruption s'abattit sur Benazir, qui quitta le pays en 1999 peu avant qu'un tribunal ne la condamne pour corruption et lui interdise toute activité politique. Le verdict fut ensuite cassé, mais Benazir Bhutto resta en exil, entre Londres et Dubaï.

Symbole dans le monde arabe, elle était la femme à abattre pour les djiadistes d’Al Qaïda. Elle symbolisait l’ouverture, le courage politique et surtout le retour de la démocratie dans cet espace ravagé par les coups d’état. S’attaquer à ce symbole, c’est remettre tout notre mode de penser et d’administrer un pays quyi est remis en cause. Je suis en colère face à tant de violence déployée contre tout ce que cette femme courageuse symbolisait. Quand allons-nous ouvertement nous imposer sur le scène nationale pour défendre ceux qui luttent au jour le jour pour la démocratie ? Il est vrai qu’ils n’ont ni pétrole, ni argent sale à nous refiler… j’oubliais ce détail ! La mort de cette femme devrait scandaliser le monde entier et émouvoir notre chef de la diplomatie qui se fait bronzer actuellement en Egypte. Il devrait réagir au plus vite et menacer les auteurs de ce crime. Après elle, qui est sur la liste ? Nous nous satisfaisons de ce climat de haine qui règne dans cette partie du monde. Ils ont attaqué le symbole de la liberté. C’est une véritable déclaration de guerre, à nous d’en prendre acte et d’affirmer haut et fort notre détermination à lutter contre ces extrémistes, où qu’ils soient.
08:45 Publié dans Actualité, Colère saine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, Bhutto, Pakistan, Sarkozy, démocratie
02 novembre 2007
Pourquoi je me suis abstenu
Le VIIIe Congrès du Mouvement des Jeunes Socialistes s'ouvre aujourd'hui à Bordeaux, pour trois jours de « débats ». Le Congrès s'ouvre donc le vendredi à 14 heures pour se terminer le dimanche à la même heure. Pendant ces 48 heures, nous pouvons compter pas moins de 15 interventions extérieures au Mouvement, 3 discours... et 2 heures (coupées en deux !) de débats sur les résolutions. Je ne critique pas les interventions qui seront, je le crois, toutes de très haut niveau.

Cette année, il n'y aura qu'un seul texte présenté. Le « Texte d'Orientation » (TO pour les intimes) débattu et amendé par tous les courants du MJS a été voté dans toutes les fédérations durant les 15 jours qui viennent de s'écouler. En Charente, 14 votants s'étaient « déplacé » pour se prononcer sur ce texte. 12 ont voté OUI et 2 se sont abstenus. Parmi eux, moi. Je m'en suis expliqué devant mes camarades et je n'hésite pas à le publier ici.
Militant convaincu, pourfendeur de la synthèse, dénonciateur des arrangements politico-personnels, je ne peux pas cautionner une telle démarche. Pour expliquer d'où je parle, je précise qu'au moment du dernier Congrès du PS j'ai fait partie de la petite minorité à m'élever contre la synthèse signée par tous les courants. J'ai à maintes reprises critiqué la position de François Hollande, très bon stratège politique, qui n'a eu de cesse de surfer sur les divisions internes pour se maintenir... pour quels résultats ? Je suis étonné que ceux qui ont critiqué la synthèse se retrouvent aujourd'hui aux avant-poste de ce texte qui n'a de clair que le titre « Debout la Gauche ».

Catalogue des diverses positions de chacun, il aborde toutes les thématiques. Toutes ? Non bien sûr ! Ce texte, censé remettre la Gauche debout, faisait l'impasse, entre autres, sur la sécurité des citoyens et les prisons, C'est assez bizarre de ne pas aborder un sujet qui nous a en partie fait perdre... Ensuite, comme de coutume dans ce genre d'exercice, la teneur des positions adoptées reste fade et neutre pour ne pas gêner les diverses composantes de la « majorité ». Ainsi, il ne ressort rien de ce texte.
Il faut prendre des positions claires, tranchées, quitte à en froisser quelques uns. Nous sommes jeunes, donc volontaires, engagés et défenseurs du Bien plus que du Mieux. Je ne ferais pas entrer en ligne de compte le fonctionnement du MJS, mais cela fait longtemps que j'ai envie de dire ce que j'en pense. Comme je l'indiquais à mes camarades quand je suis devenu Animateur Fédéral, je ne me suis jamais investi au MJS, trouvant le système du « groupe politique jeune » assez réducteur. De plus, ayant vu un peu ce que donnait le fonctionnement interne au niveau régional et national, je n'avais aucune envie de m'engager dans une telle entreprise. Néanmoins, je prenais la tête de la fédération de la Charente, petit groupe sympathique (mais pas exempt de tensions internes) qui bosse sur le terrain sans se préoccuper (outre mesure) des magouilles nationales.

Petit coup de gueule donc sur ce système (parce que c'en est devenu un !). Un Président qui vient deux fois en Charente (!) pour soutenir les prises de position du MJS en faveur d'une candidate dissidente contre un parachuté, qui nous fait l'apologie de la synthèse, qui nous demande de rompre avec la logique de 1920, nous donne à voir un bel exemple... Pressenti pour aller affronter Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, il cherche à se faire parachuter à Orly entraînant un mouvement de transfert de cartes de jeunes vers la section... Pur hasard ou volonté subite de s'installer à Orly, beaucoup de noms qui ressortent sont ceux de membres du Bureau National. Je pourrais continuer mais je voulais juste rajouter que de façon générale, les pratiques se rapprochent de celles qu'on a pu connaître en URSS, pas étonnant que Razzie veuille revenir sur la césure de 1920 et renouer avec les Communistes ! Petite anecdote quand même au dernier Conseil National où nous avons débattu en petits groupes des amendements proposés par les fédérations. Alors qu'une question faisait débat, le groupe a voté et une large majorité est sortie pour accepter l'amendement (25-5), Mais un membre du Bureau National (que je nommerais pas) est arrivé à ce moment là et a décrété que ce vote n'avait pas de valeur et que la décision serait soumise en assemblée plénière... qui a bien sûr rejeté l'amendement, comme il le souhait !
Heureusement que mes amis charentais sont là, bien loin de tout ceci, et qu'ils m'apportent à chaque fois le courage de m'engager de plus en plus à leurs côté.
13:30 Publié dans Colère saine, MJS | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : MJS, PS, Le Pen, Hénin-Beaumont, PCF, Razzie Hammadi
30 octobre 2007
Tous égaux devant Dieu
Nouvelle colère saine !!! Mon vieux côté laïcard ressort...

Jamais l'Eglise n'aura béatifié autant de martyrs ! Ce sont 498 personnes qui accèderont au comble du bonheur. Les élus pourront contempler Dieu grâce à leur vie vertueuse. Jusqu'ici, rien de spécial. Cependant, quand on sait que l'Eglise béatifie en masse des victimes persécutées pendant la Guerre Civile en Espagne par les Républicains. Le motif de leur mort, mis en avant par l'Eglise, est celui "la haine de la foi".
Il s'agit de religieux, parmi les 37 000 exécutés par les républicains, qui seraient donc morts en martyrs. Ce que l'Eglise précise bien , c'est leur soutien sans faille au régime nationaliste. Ils ne précisent pas que, d'après certaiens études, le régime franquiste en aurait tués près de 150 000.
Jean-Paul II avait déjà béatifié plusieurs religieux tués pendant cette période. Il avait bien précisé que « les bienheureux qui sont élevés à l'honneur des autels n'étaient pas impliqués dans des luttes politiques ou idéologiques, et ne voulaient pas y entrer. (…) Ils ont vécu en aimant et sont morts en pardonnant ». De toute façon, pour que quelqu'un accède à la béatitude, il faut prouver qu'elle a été tuée uniquement par haine de la foi, et non du fait de convictions politiques ou des hasards de la guerre. Bonne nouvelle... nous voici rassurés !!

Toujours est-il que ces béatifications sont intervenues deux jours avant le débat sur la loi réhabilitant les victimes du franquisme... controverse politique ou simple illumination ??
07:35 Publié dans Colère saine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Dieu, religion, politique, Jean Paul II, Benoit XVI, pape
13 octobre 2007
Au pays des Bisounours
"L'Elysée refuse de commenter des rumeurs de divorce" (Le Monde) ; "La France entière attend leur rupture" (Matin Online) ; "Divorce des Sarkozy" (Rue 89)... Les journaux s'en donnent à coeur joie sur LE sujet d'actualité, les aventures de Nicolas et Cécilia.
Madame a été vue à Genève alors que Monsieur tente de gommer les sorties "trashes" de certaines membres de la majorité. Et on en lit de toutes les couleurs : Le sujet passionne encore plus les Français que la demi-finale du Mondial de rugby entre la bande à Chabal et l'Angleterre. L'Hexagone retient son souffle. Il veut savoir: «Cécilia va-t-elle oui ou non quitter Nicolas?». On tombe totalement dans un délire. Le pire est qu'on lit ça sur un site intitulé : "votre révolution de l'info".
REVEILLONS NOUS !
1. ce n'est NOTRE info, mais celle qu'on nous donne, qu'on nous donne à voir, qu'on nous impose.
2. une révolution est un tour complet donc au final on revient au même point (lequel ?).
3. QUAND ALLONS-NOUS SORTIR DE CE MARASME INTELLECTUEL ??
Le citoyen est noyé par une information subjective et orientée qui dévie vers une peopolisation de la vie quotidienne en général. On ne se soucie que de ce qu'a mangé son voisin ou du partenaire nocturne de la première dame de France ! OU SONT LES VRAIES QUESTIONS, LES VRAIS PROBLEMES ? On croit nager dans un bonheur parfait où les seuls problèmes seraient d'ordre purement privé.
La politique n'intéresse plus. Soit. Mais la France de demain, celle que nous voulons laisser à nos enfants, n'intéresse-t-elle pas un temps soit peu le citoyen lambda ? Sommes-nous condamnés ?

08:00 Publié dans Colère saine | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : politique, Sarkozy, UMP, Cécilia
30 août 2007
Ramassis littéraires
Nous avions eu le livre des deux journalistes du "Monde", Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, La femme fatale, certes plus intéressant que l'affaire de couple (Royal-Hollande) sur lequel il base son succès, mais toujours aussi peu convaincant. Il est bien indiqué que "le livre ne se veut pas analyse mais récit".
On avait essayé de rire avec Jean-Michel Helvig et son Bétisier raisonné de la campagne 2007. Même s'il a consciencieusement noté et annoté des propos de campagne, bourdes, gaffes et approximations en tout genre, il n'aura pas reçu le titre du meilleur analyste.
Mais à peine les universités commencées, nous pouvons entrevoir le climat qui règne chez les socialistes, pardon, entre quelques "figures". Dès le 30 août, c'est Au revoir Royal, le dernier livre de Marie-Noëlle Lienemann, qui sort. Il est présenté comme un vrai livre politique, mais il apparaît surtout comme un pamphlet à l'adresse de la candidate. Cependant, derrière la critique de la campagne menée par Ségolène Royal, Marie-Noëlle Lienemann analyse les causes plus profondes des défaites répétées de la gauche aux élections présidentielles. Elle présente aussi de nombreuses pistes pour que la gauche se reconstruise et renoue avec le succès.
Ensuite, voici que l'ancien ministre Claude Allègre nous sort un nouveau livre assassin. Non content de se mettre tout le monde à dos (Education Nationale, Scientifiques), il contribue lui aussi à répendre son fiel haineux sur la famille scialiste et principalement Ségolène Royal.
Je précise que ce n'est pas parce que c'est Ségolène que je pique une colère saine. Nous n'avons pas besoin de ressasser le passé, la défaite, les haines personnelles. Il est bien plus facile de couper des têtes que d'élever des enfants ! Mieux vaut critiquer une personne que de réfléchir à un projet. Alors, je vous le dis, messieurs et mesdames les écrivains, gardez votre mépris et la force qu'il y a dans votre poignée pour analyser la politique du gouvernement et la critiquer avec autant de vigueur que vous le faîtes vis-à-vis des personnes !
07:25 Publié dans Actualité, Colère saine, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : politique, Ségolène Royal, François Hollande, PS, Modem, UMP, Nicolas Sarkozy
28 juillet 2007
De Villepin se cherche une porte de sortie
C'est tout simplement honteux ! Dépêche AFP tombée il y a deux heures :

PARIS (Reuters) - Dans une interview au Journal du dimanche, le député UMP Jean-Pierre Grand propose son siège à Dominique de Villepin, mis en examen dans le cadre de l'affaire Clearstream.
L'ancien Premier ministre a été mis en examen vendredi pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol, recel d'abus de confiance et complicité d'usage de faux" par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons chargés de l'enquête.
Soupçonné d'avoir participé à une manipulation visant à nuire à Nicolas Sarkozy, il a fait appel du contrôle judiciaire qui lui a été imposé et qui prévoit le versement d'une caution de 200.000 euros ainsi que l'interdiction de rencontrer les protagonistes de l'affaire, dont l'ancien président Jacques Chirac.
"En traitant Dominique de Villepin comme s'il était à la tête d'un réseau de trafiquants de drogue, les juges et les policiers portent atteinte à la démocratie", estime Jean-Pierre Grand, qui avait comparé vendredi cette affaire à l'affaire Dreyfus.
"Nous sommes suffisamment nombreux comme députés à le soutenir pour que l'un d'entre nous fasse le geste politique fort de démissionner afin qu'il puisse siéger à l'Assemblée nationale."
"Je suis prêt à lui proposer le mien si cela peut être utile à la défense de son honneur et de la démocratie", ajoute-t-il.
Jean-Louis Gergorin, un des principaux protagonistes de l'affaire, a dit lors d'une audition la semaine dernière que Dominique de Villepin lui avait demandé de transmettre à un juge les listes falsifiées de comptes bancaires sur lesquelles figurait le nom de Nicolas Sarkozy.
Le Premier ministre lui avait précisé que l'instruction venait de Jacques Chirac, a ajouté Jean-Louis Gergorin, selon des extraits du procès verbal de son audition publiés dans la presse.
A la sortie du pôle financier du palais de justice de Paris, Dominique de Villepin a démenti vendredi s'être livré à une "quelconque manoeuvre politique" et a dit avoir fait son "devoir comme ministre" en s'intéressant à cette affaire qu'il pensait liée aux malversations en marge de la vente de frégates à Taiwan en 1991.
Existe-il des sièges à l'Assemblée Nationale pour ceux qui volent pour subsister ? pour les petits délinquants ? pour nous, simples citoyens qui n'avons pas eu le droit ou la chance d'habiter un hôtel de la République ?
21:25 Publié dans Actualité, Articles de presse, Colère saine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
03 mai 2007
Honte à vous !
La rencontre-débat entre Ségolène Royal et François Bayrou a été historique. Elle a ouvert un boulevard politique pour ceux qui croient en l’avenir. Un avenir serein dans une France forte, fière de ses valeurs et confiante en ses lendemains. Cette élection présidentielle a vu l’émergence d’une nouvelle force qui doit se concrétiser à l’Assemblée Nationale et qui devra peser dans le débat. La somme des voix de gauche ne nous portent qu’à 37% et il serait de mauvaise foi de dire que l’élection ne se gagnera pas au centre.
J’ai fait un rêve, le rêve d’une nouvelle force qui se lève et qui se met en marche vers la victoire. Une liesse populaire s’emparant de son destin en amenant une femme au pouvoir. Et ensuite, un essai transformé aux législatives avec une alliance rose orangée qui ferait évoluer les mentalités et les clivages politiques. Une alliance forte à la majorité absolue pour plusieurs mandatures à l’image des pays scandinaves.
Alors, ne nous trompons pas, ne faisons pas l’erreur de choisir pour cinq ans la condamnation des dissidences. Ne nous abaissons pas à l’avidité politique en se faisant acheter par un mandat qui n’aura aucune valeur une fois acquis. Ne nous laissons pas berner ! L’UDF que promet le duo De Robien - Sarkozy ne sera qu’un sous-fifre de l’UMP aux ordres de dernier, tel un pantin politique. Nous avons besoin d’un grand parti démocrate capable de rassembler les tendances autour d’un projet viable. Ayez honte messieurs les députés centristes, vous qui avez soutenu cette belle idée de démocratie portée par François Bayrou, ayez honte de vous rallier à Nicolas Sarkozy pour une circonscription où aucun candidat UMP ne s’opposera à vous ! Quel courage politique ! Votre honnêteté politique vous honore !
18:20 Publié dans Colère saine, Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : UDF, Modem, Nicolas Sarkozy, UMP, PS


