27 juin 2008
Le MJS s'occupe des affaires des "grands"
Le Mouvement des Jeunes Socialistes vient de rédiger une "Contribution MJS.pdf" en vue du Congrès du Parti Socialiste. Je pense que l'existence même d'une contribution MJS au congrès du PS est un non-sens. Que dirions-nous si le PS présentait des contributions lors de nos congrès ? Au nom de l’ « autonomie », nous crierions au scandale ! Ce qui est vrai dans un sens l'est également dans l'autre ! Rien qu'à ce titre je m’oppose à signer et à m’associer à cette démarche.
De plus, c’est une attitude hypocrite vis-à-vis de notre organisation, tant les divergences entre nous sont grandes sur certains sujets. Nous ne pouvons pas prétendre tomber tous d'accord sur un texte court, et ce au début même d'un processus de congrès, et donc de débat. Nous n’avons pas lu les motions, nous ne savons pas quelles seront les alliances de demain. Wait and see dirons certains…
08:45 Publié dans MJS, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, mjs, ps, hollande, congres, reims, contribution
07 juin 2008
Les Jeunes Socialistes pour la Rénovation

Résolument fidèles aux valeurs socialistes et républicaines, conscients des évolutions que notre monde a connu, convaincus qu’on ne peut changer de politiques sans changer la politique, les JSR militent, au sein du MJS, et de la famille socialiste en général, pour une rénovation des pratiques et du projet politiques.
Les Jeunes Socialistes pour la Rénovation (JSR) sont une organisation politique de jeunes socialistes français, à l’origine proche de Rénover Maintenant (courant du PS créé suite au refus de faire la synthèse au Congrès du Mans) animé par Arnaud Montebourg.
- Les contributions :
Créé officieusement le 20 mai 2006 dans une salle de l’Assemblée Nationale, les Jeunes Socialistes pour la Rénovation ont déposé une contribution au conseil national du Mouvement des Jeunes Socialiste le 11 juin 2006. Cette contribution, sous le titre « Pour incarner le changement, oser la rénovation ! », a pris la forme d'un texte court, incisif, et a permis aux JSR d'exister dans la principale organisation de jeunesse politique française.
Extrait de la contribution du 11 juin 2006 :
"À moins d’un an d’échéances politiques majeures, les socialistes ont une responsabilité historique : incarner le changement et le porter.
Parce que les démocraties européennes sont en crise, parce que les communautarismes, les conservatismes et les idéologies racistes menacent, parce qu’une fracture de plus en profonde se creuse entre une France qui souffre, la France des invisibles et ses « représentants », parce que le nouveau capitalisme financier mondialisé ôte chaque jour un peu plus de marges de manœuvre au politique, nous ne pouvons pas nous permettre de rater les rendez-vous de 2007, nous devons oser la rénovation ! […]"
Les "Jeunes Socialistes pour la Rénovation" ont depuis déposé, seuls, des contributions lors des Conseils Nationaux du MJS des mois de janvier 2007, mai 2007 et janvier 2008.
Les JSR ont déposé la contribution "Plus Utile" lors du Conseil National du 19 mai 2007, marquant l'ouverture de la procédure du prochain Congrès du Mouvement des Jeunes Socialistes, qui s'en tenu en novembre 2007. Cette contribution a été signée par Benjamin Baudry (DR Pays de la Loire), Matthieu Boisdron (AF 85), Mickael Boutines (AF 32), Samy Bridji (AF 44), Romain Cujives (AF 31), Anthony Douet (AF 16), Marie Jeandarme (AF 23), Delphine Litchmann (AF 09), Jerome Pacaud (AF 71).
- L’organisation :
Animatrice nationale : Flora Labourier (secrétaire nationale du MJS)
Porte-parole : Benjamin Baudry (secrétaire national du MJS)
Secrétaire général : Romain Cujives (secrétaire national du MJS)
Trésorière : Emeline Deslandes
Depuis le Congrès de Bordeaux de novembre 2007, les JSR sont réprésentés par 17 membres au Conseil national du MJS dont 4 membres titulaires du Bureau national :
- Flora Labourier (Secrétaire Nationale au co-développement et au commerce équitable)
- Benjamin Baudry (Secrétaire National au projet républicain)
- Romain Cujives (Secrétaire National à la démocratie locale)
- Alexandre Borderies (membre du Bureau National)
- Simon Jolles (membre de la Commission Nationale d’Arbitrage)
- Cédric Chénot (suppléant à la CNA)
- Romain Arnaud (Coordinateur Régional Midi-Pyrénées)
- Samy Bridji (Coordinateur Régional Pays de la Loire)
- Mickael Boutines (Animateur Fédéral du Gers)
- Juliette Cocagne (Animatrice Fédérale de la Mayenne)
- Anthony Douet (Animateur Fédéral de Charente)
- Vincent Gibert (Animateur Fédéral de Haute-Garonne)
- Pierre Lebeau (Animateur Fédéral de Loire-Atlantique)
- Raphaëlle Lépineux (Animatrice Fédérale de la Creuse)
- Delphine Litchmann (Animatrice Fédérale de l’Ariège)
- Lionel Marquant (Animateur Fédéral de la Vendée)
- Fanny Petton (Animatrice Fédérale de Saône et Loire)
- Les liens utiles :
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06 juin 2008
Premiers échanges, premières positions
· L’économie et le social : Ségolène privilégie le renforcement de la compétitivité du secteur privé : « Il faut pousser l’agilité des entreprises, le goût du risque et l’esprit d’entreprendre tout en améliorant la situation des salariés ». Elle s’est, entre autres, positionnée pour le principe de réforme des régimes spéciaux.
· Le libéralisme : Sans jamais adhérer au libéralisme économique, elle reconnaît que « les véritables héritiers de la belle tradition du libéralisme politique, l’autre nom de la démocratie, sont à gauche ».
· L’Europe : Partisane du « OUI » au Traité Constitutionnel Européen en 2005, elle s’est battue pour que le PS s’engage en faveur du Traité de Lisbonne.
· La démocratie participative : Credo de la candidate à la présidentielle, la démocratie participative, telle que la pratique Ségolène Royal, place des engagements forts au cœur des consultations de citoyens.
· Le rapport au Parti : Elle et ses partisans critiquent le « vieux parti », englué dans la gestion jospino-hollandaise qui n’a, par exemple, jamais admis la formule des adhésions à 20€.
· La synthèse : elle réclame un leadership fort et rejette la synthèse, source à mon sens de neutralité et de d’immobilisme politique.
· Les alliances : Favorable au rapprochement avec le Modem, elle veut faire du PS « une force centrale à gauche, capable de rassembler différents courants, des altermondialistes aux centristes ».
09:02 Publié dans MJS, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, mjs, ump, modem, delanoe, royal
05 juin 2008
Relancer l'Europe
Comme la résolution sur l'Union Méditerranéenne, celle-ci a été écrite en collaboration avec Thomas Chevandier de la fédération de Paris, déposée et adoptée par le Conseil National du MJS les 17 et 18 mai derniers.

Relancer l’Europe
Le traité de Lisbonne entrera en vigueur le 1er janvier 2009. De toute évidence nous ne nous contentons pas de l'ordre institutionnel que ce traité induit même s'il comporte quelques avancées. Si on peut légitimement se poser des questions sur la manière dont le peuple français a été mis de côté, il convient toutefois de prendre acte du nouveau shcéma européen. Toutefois, faute de place, nous ne nous étendrons pas sur la politique d'alliances de Nicolas Sarkozy, bien que nous sommes foncièremenet opposés à un rapprochement unilatéral avec le Royaume-unio qui a toujours privilégié l'Europe libérale. Ainsin, nous comptons avant tout sur l'opportunité des élections européenne pour construire une nouvelle dynamique à gauche et imposer une autre Europe.
La nécessité de remporter les élections européennes
Pour la première fois, les députés européens désigneront directement le président de la Commission. Il y aura ainsi un candidat PSE et un candidat PPE. Et si le PSE sort majoritaire des élections le prochain président de la Commission sortira de ses rangs et aura une dette morale envers les eurodéputés socialistes et sociaux-démocrates. Il portera alors l’Europe sociale telle qu’elle a été pensée par le PSE. Ainsi les jeunes militants européens auront une responsabilité lors des prochaines élections européennes s’ils veulent être en accord avec leurs convictions de promotion d’un capitalisme régulé et d’une Europe sociale : ils devront s’investir avec la même conviction, avec la même efficacité, bref avec la même fougue que lors des scrutins nationaux.
L’enjeu de ces élections réside donc dans la polarisation de la vie politique européenne. C’est seulement ainsi que le Parlement européen et la Commission pourront s’imposer face aux Etats membres, toujours prêts à veiller sur leurs intérêts propres. Par le clivage au Parlement, c’est la politique qui pénètre au niveau supranational, c’est une légitimité démocratique qui peut s’opposer à celle des Etats membres ; bref, c’est le moyen de porter un projet social ambitieux pour l’Europe.
Construire une nouvelle dynamique à gauche
L’Europe doit rompre avec la logique libérale qui fait d’elle un des espaces économiques les plus soumis à cette idéologie. En cela, nous prônons la réactivation du tarif extérieur commun, sur des critères sociaux et environnementaux, outil pertinent pour contrer le dumping social qui organise la mondialisation aux dépends des travailleurs. Enfin, l’Europe ne sera véritablement unie que quand l’identité européenne accompagnera (voire supplantera) les identités particulières. Depuis 10 ans, et la grève dans les usines Renault de Vilvoorde, une nouvelle donne est en mouvement et se caractérise par la multiplication des mouvements sociaux transfrontaliers, par des soutiens mutuels entre syndicats d’Etats différents, qui nous permettent de croire que cette identification progresse. Nous considérons donc que l’Europe sociale est un moyen d’en achever l’édification car, lorsque nos droits du travail et nos rémunérations convergeront, nous aurons davantage conscience que notre avenir est commun.
L’Europe doit être l’outil de réappropriation des moyens du politique, de l’intervention publique et de la régulation de l’économie ; toutes choses qui semblent de moins en moins évidentes dans le cadre national mais qui n’en constituent pas moins le fondement le plus profond de notre engagement collectif.
08:54 Publié dans MJS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mjs, ps, ump, politique, europe
27 mai 2008
Pour une Union Euroméditerranéenne
Je vous livre aujourd'hui la résolution sur l'Union Méditerranéenne, écrite en collaboration avec Thomas Chevandier de la fédération de Paris, déposée et adoptée par le Conseil National du MJS les 17 et 18 mai derniers.
C’est en prenant la présidence de l’Union Européenne en juillet prochain, que la France insufflera avec les partenaires concernés, la création de l’Union pour la Méditerranée, le 13 juillet. Au fur et à mesure de l’éclaircissement de ce projet d’ici à sa création, le Mouvement des Jeunes Socialistes doit prendre position et mettre en exergue les éventuelles faiblesses de cette future union.
1. Un bilan plus que mitigé pour le Processus de Barcelone :
Le Processus de Barcelone a engagé un partenariat qui est actuellement la seule enceinte qui réunit l’ensemble des pays riverains de la Méditerranée depuis dix ans. Comme au sein de l’Union Européenne, les résultats économique et financier sont les plus importants. La perspective de création d’une zone de libre-échange en 2010 a fixé le partenariat économique entre les pays, surplombant bien souvent d’autres axes. En effet, si on nous répète que les accords d’association ont contribué au développement des pays du Sud, il est de notre devoir de s’interroger sur le véritable impact des fonds générés pour les populations. Le volet politique est resté tributaire des difficultés liées au processus de paix au Proche-Orient. Même s’il a permis de favoriser des opérations et des exercices militaires communs, le partenariat politique n’a pas su engager de réelles avancées sur le dossier israélo-palestinien. Enfin, le volet culturel, social et humain reste une fois de plus l’axe le moins développé. La clause relative au respect des droits de l’homme n’a jamais été un quelconque moyen de pression dans la dynamique des échanges entre l’UE et certains pays du Sud, non respectueux de la société civile.
2. Une Union Méditerranéenne au rabais :
Nicolas Sarkozy s’est positionné comme le sauveur de l’Union Européenne en proposant une Union pour la Méditerranée. Ses objectifs sont louables. Il veut « une union d’égaux » et « une union de projets ». Il souhaite que l'Union pour la Méditerranée prolonge le Processus de Barcelone en :
- instaurant « un véritable partenariat », sur un « pied d'égalité » entre les membres, qui passe par la co-présidence par un pays de la rive Nord et un pays de la rive Sud ;
- en créant un secrétariat permanent composé sur une base paritaire, chargé du suivi des projets ;
- en ayant recours à des sources nouvelles de financement, du privé notamment ;
- et en impliquant les collectivités locales et régionales.
A ce jour, le Président de la République veut se servir de ce lieu d’échanges pour mener des projets, dont une union de coopération nucléaire, compte tenu des accords allant dans ce sens et déjà passés avec le Lybie, le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. Aussi, la construction de cette union et la mise en place des projets de coopérations ne doivent pas occulter les droits de l’homme, à l’instar de l’attitude de Nicolas Sarkozy lors de sa dernière visite en Tunisie.
3. Pour une Méditerranée stable, paisible et développée :
Nous, jeunes socialistes, convaincus du fait que la Méditerranée, creuset de culture et de civilisation, doit reprendre son rôle de zone de paix, de prospérité, de tolérance, nous prenons la charge de nous associer à la réflexion et de porter nos propositions.
Pendant plusieurs mois, en l’absence de véritables informations disponibles en la matière, il a été difficile de se prononcer en tout état de cause sur le projet. Aujourd’hui, nous nous prononçons pour :
- Une Union Méditerranéenne pour la paix, pour que la Méditerranée ne soit pas le lieu d’un face-à-face entre les pays riches et les pays aux difficultés politiques, démographiques ou économiques. Nous voulons une Union méditerranéenne avec une dimension politique fondamentale, un trait d’union entre l’Europe et l’Afrique, l’Occident et l’Orient, qui pèse de tout son poids pour trouver un dénouement aux conflits du Moyen-Orient.
- Une Union Méditerranéenne au périmètre large, ouvert àtous les États membres de l’Union européenne et tous les pays riverains de la Mer Méditerranée, mais aussi aux périmètres plus restrictifs, constitués sur la base de dialogues entre des pays partenaires souhaitant œuvrer pour un rapprochement plus ambitieux.
- Une Union Méditerranéenne au fonctionnement lisible, sans duplication d’institutions politiques déjà existantes (« Conseil méditerranéen » ou « Commission méditerranéenne »), mais avec une organisation institutionnelle souple, dégagée de tous lobbies financiers, politiques et nationaux, éventuellement modulable selon les projets mis en place. Nous souhaitons construire une union proche des peuples, avec un contrôle démocratique effectif et rationnel.
- Une Union Méditerranéenne de projets, avec des axes majeurs à développer comme la question de la gestion de l’eau et de la protection de l’environnement, de l’échange des savoirs ou du dialogue interculturel, et des réflexions communes notamment sur l’espace judiciaire commun, sans tomber dans la mise en place d’une « politique commune d’immigration choisie ».
- Une Union Méditerranéenne qui soutienne la société civile de ses pays membres et qui soit respectueuse des droits de l’homme
- Une Union Méditerranéenne sous contrôle financier public, soumis à une gestion politique des fonds.
Le Président de la République souhaite faire de ce projet le grand chantier de la présidence française. Nous devons prendre toute notre part au débat et ainsi retrouver une unité sur l’Europe autour des valeurs que nous défendons.
09:00 Publié dans MJS, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mjs, ps, ump, turquie, ue, europe, modem
20 mai 2008
« L’âge de pierre ne s’es pas arrêté parce qu’il n’y avait plus de pierres » - Antoine Détourné.
Premier Conseil National du Mouvement des Jeunes Socialistes pour moi ce week-end en tant qu’Animateur Fédéral de Charente. Objectivement, peu de rigueur pour commencer (arrivée d’Antoine Détourné, le Président, à 11h40) et une liberté de parole respectée.

Cependant, j’ai trouvé que les minorités (auxquelles j’appartiens) avaient été attaquées injustement sur leurs contributions thématiques. J’ai défendu la contribution des Jeunes Socialistes pour la Rénovations (JSR) sur le Justice et j’ai apprécié celle de Convergences Réformistes (Strauss-Khaniens) sur l’Europe. La majorité a rédigé une contribution pour l’anniversaire de l’arrivée de Sarkozy à la présidence de la République. Pour ma part, cela aurait dû faire l’objet d’une déclaration de politique générale. Au-delà du constat, que tout le monde fait et vit, il faut aborder des sujets politiques et se positionner.
La phase suivante sur les fédérations s’est réduite au jeu du « je dis la même chose que mon camarade mais avec des mots différents ». Malheureusement obligé de partir, je n’ai pas pu défendre la résolution que j’avais déposée…
Il était important d’y être. J’y retournerai dorénavant. Je vous livre en cadeau l’intervention de mon camarade Simon Jolles du Rhône :
« Le texte de Tous à Gauche [courant majoritaire] nous décrit une situation, la droite au pouvoir, et ses résultats, catastrophiques. Oui, nous savions que Nicolas Sarkozy défendait des idées que nous ne partagions pas. Je crois accessoirement que nous avions fait campagne contre lui et pour la candidate et le programme que le PS lui opposait.
Alors oui, la droite fait une politique de droite avec un discours de droite. Et oui, la gauche doit lui opposer un discours de gauche. Nous savons gré à TaG de nous le rappeler, au cas où nous aurions pu l’oublier.
Vous nous faites, chers camarades, une belle description de ce qu’est la gauche. Vous posez une belle pétition de principe : il faut un projet novateur, mais au-delà du constat, nous cherchons en vain vos propositions !
Etre novateur, chers camarades, ce serait aussi être capable de sortir des incantations générales – que nous pouvons partager pour certaines – pour contribuer réellement à ce projet que nous appelons tous de nos vœux en affichant e vraies propositions (…) ».
12:46 Publié dans MJS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mjs, jsr, socialiste, ps, solferino
14 avril 2008
Un Parti Socialiste en mouvement...
Depuis les Universités d’été de La Rochelle en août dernier, le Parti Socialiste semble s’être engagé sur la voie de l’action et de la reconquête. Trois forums nationaux se sont donc tenus, sans couverture médiatique ni retours dans les fédérations (celles-ci trop occupées à préparer les municipales pour organiser des forums départementaux).

Aujourd’hui, après une victoire aux dernières élections municipales et cantonales, on ne parle plus que du Congrès à venir… ou plutôt du successeur de François Hollande. Les militants ont reçu le calendrier du futur congrès. Celui-ci se fera en deux temps : le temps de la réforme des statuts, puis celui du renouvellement du conseil national.
La première phase débute dès le 26 mars et se poursuit jusqu'au 14 juin 2008. Elle consiste à « poursuivre » le travail de rénovation. L’objectif est de rédiger la nouvelle déclaration de principes du Parti socialiste (la 5ème depuis la création du PS) et de présenter les modifications de son fonctionnement. Face à la politique gouvernementale, cette phase vise aussi à répondre concrètement aux difficultés de nos concitoyens et à la définition des relations, notamment financières, entre l'Etat et les collectivités territoriales. Cette première étape s'achèvera le samedi 14 juin 2008 à l'occasion d'une convention nationale. Seules seront soumises au vote des militant(e)s les propositions ayant fait l'objet d'un travail collectif en vue de trouver un consensus au sein des deux commissions.
Mardi 6 mai 2008 : Envoi des textes définitifs dans les fédérations (déclaration de principes et propositions de modifications statutaires) ;
Jeudi 29 mai 2008 : Vote dans les sections sur la déclaration de principe et les propositions de modifications statutaires ;
Jeudi 5 juin ou samedi 7 juin 2008 : Conventions fédérales ;
Samedi 14 juin 2008 : Convention nationale.
La seconde phase du calendrier soumis au vote des membres du conseil national débutera le samedi 25 juin 2008 et s'achèvera le samedi 15 novembre 2008 (calendrier du congrès ordinaire). Voici toutes les dates du Congrès ordinaire :
Du 16 juin au 27 juin : validation du corps électoral du congrès par le BNA ;
A partir du 15 juin : début du dépôt des contributions générales et thématique ;
Mardi 1erjuillet 2008 : Conseil National d'enregistrement des contributions générales et thématiques, de convocation du congrès et de validation des candidat(e)s pour les élections sénatoriales ;
Lundi 7 juillet 2008 : date limite d'arrivée des contributions chez les militants et débat sur les contributions ;
Vendredi 29 août, samedi 30 août et dimanche 31 août 2008 : Université d'été de LA ROCHELLE ;
Samedi 13 septembre 2008 : Conseil National de synthèse ;
Lundi 22 septembre 2008 : Date limite d'arrivée des motions chez les militants ;
Jeudi 23 octobre 2008 : Vote dans les sections sur les motions ;
Du vendredi 24 octobre au dimanche 26 octobre : congrès fédéraux ;
Du vendredi 7 novembre au Dimanche 9 novembre : congrès national ;
Jeudi 13 novembre : Vote sur le 1er secrétaire ;
Vendredi 14 novembre : second tour éventuel ;
Samedi 15 novembre : Conseil national : désignation du Bureau National et du Secrétariat National.



Un calendrier fixé… nous attendons donc maintenant que tout le monde sorte du bois pour se faire une idée. Toujours tiraillé entre le bien du Parti et mon soutien sans failles à ma présidente de région, je reste indécis quant à la position à adopter… Je vous livrerai cela bientôt.
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04 novembre 2007
Le Congrès de la maturité
J’aime me tromper. Comme cela a été le cas pour les Universités d’été du PS, je me suis en partie trompé sur le MJS. Je le reconnais, et je m’en réjouis.
Les rassemblements politiques nationaux sont toujours une occasion de se motiver, d’acquérir certaines armes pour défendre ses convictions et d’échanger avec des camarades.

Le MJS ressort renforcé de ce Congrès, premier congrès d’une formation de Gauche depuis l’élection présidentielle. Avant d’aborder ce qui en est ressorti, je voulais saluer le travail formidable de la fédération de Gironde qui a géré d’une main de maître les navettes, la salle de Congrès, les repas et l’hôtel.
Heureuse surprise en arrivant puisque pas moins de quatre heures de débats ont été rajoutées au programme. Concernant les résolutions, pas facile de se positionner lorsqu’on doit adopter une position identique entre délégués de la fédé 16. En effet, nous avions reçu un mandat clair des militants nous demandant une attitude responsable et unanime. Chaque résolution était présentée, défendue, contredite puis votée. J’avoue que nous avons souvent privilégié l’abstention. Connaissant l’appartenance à un courant de certains camarades dans la salle, il est clair qu’on a retrouvé des positionnements en fonction des courants de pensée. Néanmoins, le MJS a su passer au-dessus des batailles de clans, des tensions entre leaders et nous avons assisté à une belle séance d’adieux aux membres du Bureau National sortant pleine de sincérité, d’ amour et de sérénité. Serein, c’est le mot utilisé plusieurs fois pour qualifier ce premier congrès où les militants ont adopté à plus de 93% un texte d’orientation profondément ancré à gauche, dans le respect des différentes sensibilités.

Nous avons assisté à de nombreuses interventions. Entre autres, Bruno Julliard a remercié et félicité Antoine. J’ai trouvé que c’était un bon discours, replaçant la politique du gouvernement à droite, voire à l’extrême droite. Il a recensé toutes les polémiques soulevées (Adn, ultra libéralisme, chasse aux étrangers, cadeaux fiscaux). L’UNEF et le MJS avaient préparé le terrain pour faciliter la victoire, en faisant recule le gouvernement sur un projet de loi majeur (CPE). Cependant, j’attend toujours qu’il dise qui est fautif !! Il n’a pas hésité à dire que la Gauche s’était perdue, qu’elle se fourvoyait en pliant devant l’argent et qu’elle reniait le peuple en ne demandant pas de referendum sur le traité simplifié.
Nous avons eu aussi une belle prestation d’une fille dont je ne pourrais donner le nom (??). Dans une attitude très théâtrale, elle semblait être à la recherche d’un charisme qu’elle n’avait visiblement pas. Elle utilisait les mêmes expressions que Razzie et c’était à la limite du pitoyable. Nous avons beaucoup ri sur mon rang. Pour dire, elle a fait très peur à Florence ! A la tribune, elle s’appuyait sur le pupitre, comme Raffarin le fait souvent. Enfin (pour en finir avec elle), elle parlait avec des impulsions vocales qui nous obligeaient à applaudir. Je ne sais pas si vous visualisez mais elle faisait des petites pauses aux moments cruciaux de son discours afin de se faire ovationner…de force !
J’ai fait le point sur ce qui me déplaisait au Mouvement et en guise de bilan je ne peux que saluer le travail médiatique qui a été fait, mettant toujours en avant le MJS et en faisant de fait une organisation connue et reconnue. Nous pouvons lui mettre aussi à son crédit une réactivité sans faille et une mobilisation efficace.
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Petit florilège
Je ne résiste pas à vous offrir ici un florilège de petites phrases entendues par ci par là dans l’assemblée.
« Débat c’est des gens qui passent à la tribune ? »
« Créons une encyclopédie socialiste »
« La France d’aujourd’hui, c’est la France de Vichy avec la collaboration économique »
« C’est pas facile mais quand même il y a des limites »
« Pourquoi ne pas pousser à l’extrême l’autonomie et présenter des listes aux municipales, au lieu de nous faire avec leur plate-forme Internet »
« Tu vas dire que je parle que b*** mais le mec avance ses pieds sous la nappe et ça fait un drôle d’effet »
« Nous sommes les ennemis absolus de la droite. Ce sont les actionnaires et les rentiers contre l’unité du salariat »
« C’est vrai qu’elle a une belle gueule d’ouvrière (à propos d’une fille se réclamant du monde ouvrier avec un petit chemisier et une jupe). Faut pas se foutre de la gueule du monde »
« T’as des cheveux au milieu de la gueule (toujours à cette fille) ; enlève ta mèche, ta mèche ! »
« Le PS peut avoir des positions de droite comme les Verts peuvent avoir des positions imbéciles. Et comme nous sommes au Champ d’honneur, le PC peut aussi se fourvoyer en soutenant le Nouveau centre sur la loi pour le financement des partis » (N. Mamère)
« Travailler plus, il [N. Sarkozy] veut le démontrer. Gagner plus, c’est déjà fait » (F. Hollande)
« Si on fait le bilan économique des vingt-cinq dernières années, on s’apercevra que ce sont les socialistes au pouvoir qui ont produit le plus de croissance et fait le plus confiance aux entreprises (…) on dit que les socialistes n’ont pas intégré le marché mais les socialistes au pouvoir l’ont accepté et l’ont même libéralisé ! » (F. Hollande)
« Le socialisme c’est l’union de l’idéal et de la responsabilité » (F. Hollande)
« Il faut des civils pour faire des militaires (F. Mitterrand), et bien il faut des centristes pour faire des socialistes » (F. Hollande)
17:15 Publié dans MJS, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MJS, PS, UMP, Sarkozy, politique, Noel Mamère, Hollande
02 novembre 2007
Pourquoi je me suis abstenu
Le VIIIe Congrès du Mouvement des Jeunes Socialistes s'ouvre aujourd'hui à Bordeaux, pour trois jours de « débats ». Le Congrès s'ouvre donc le vendredi à 14 heures pour se terminer le dimanche à la même heure. Pendant ces 48 heures, nous pouvons compter pas moins de 15 interventions extérieures au Mouvement, 3 discours... et 2 heures (coupées en deux !) de débats sur les résolutions. Je ne critique pas les interventions qui seront, je le crois, toutes de très haut niveau.

Cette année, il n'y aura qu'un seul texte présenté. Le « Texte d'Orientation » (TO pour les intimes) débattu et amendé par tous les courants du MJS a été voté dans toutes les fédérations durant les 15 jours qui viennent de s'écouler. En Charente, 14 votants s'étaient « déplacé » pour se prononcer sur ce texte. 12 ont voté OUI et 2 se sont abstenus. Parmi eux, moi. Je m'en suis expliqué devant mes camarades et je n'hésite pas à le publier ici.
Militant convaincu, pourfendeur de la synthèse, dénonciateur des arrangements politico-personnels, je ne peux pas cautionner une telle démarche. Pour expliquer d'où je parle, je précise qu'au moment du dernier Congrès du PS j'ai fait partie de la petite minorité à m'élever contre la synthèse signée par tous les courants. J'ai à maintes reprises critiqué la position de François Hollande, très bon stratège politique, qui n'a eu de cesse de surfer sur les divisions internes pour se maintenir... pour quels résultats ? Je suis étonné que ceux qui ont critiqué la synthèse se retrouvent aujourd'hui aux avant-poste de ce texte qui n'a de clair que le titre « Debout la Gauche ».

Catalogue des diverses positions de chacun, il aborde toutes les thématiques. Toutes ? Non bien sûr ! Ce texte, censé remettre la Gauche debout, faisait l'impasse, entre autres, sur la sécurité des citoyens et les prisons, C'est assez bizarre de ne pas aborder un sujet qui nous a en partie fait perdre... Ensuite, comme de coutume dans ce genre d'exercice, la teneur des positions adoptées reste fade et neutre pour ne pas gêner les diverses composantes de la « majorité ». Ainsi, il ne ressort rien de ce texte.
Il faut prendre des positions claires, tranchées, quitte à en froisser quelques uns. Nous sommes jeunes, donc volontaires, engagés et défenseurs du Bien plus que du Mieux. Je ne ferais pas entrer en ligne de compte le fonctionnement du MJS, mais cela fait longtemps que j'ai envie de dire ce que j'en pense. Comme je l'indiquais à mes camarades quand je suis devenu Animateur Fédéral, je ne me suis jamais investi au MJS, trouvant le système du « groupe politique jeune » assez réducteur. De plus, ayant vu un peu ce que donnait le fonctionnement interne au niveau régional et national, je n'avais aucune envie de m'engager dans une telle entreprise. Néanmoins, je prenais la tête de la fédération de la Charente, petit groupe sympathique (mais pas exempt de tensions internes) qui bosse sur le terrain sans se préoccuper (outre mesure) des magouilles nationales.

Petit coup de gueule donc sur ce système (parce que c'en est devenu un !). Un Président qui vient deux fois en Charente (!) pour soutenir les prises de position du MJS en faveur d'une candidate dissidente contre un parachuté, qui nous fait l'apologie de la synthèse, qui nous demande de rompre avec la logique de 1920, nous donne à voir un bel exemple... Pressenti pour aller affronter Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, il cherche à se faire parachuter à Orly entraînant un mouvement de transfert de cartes de jeunes vers la section... Pur hasard ou volonté subite de s'installer à Orly, beaucoup de noms qui ressortent sont ceux de membres du Bureau National. Je pourrais continuer mais je voulais juste rajouter que de façon générale, les pratiques se rapprochent de celles qu'on a pu connaître en URSS, pas étonnant que Razzie veuille revenir sur la césure de 1920 et renouer avec les Communistes ! Petite anecdote quand même au dernier Conseil National où nous avons débattu en petits groupes des amendements proposés par les fédérations. Alors qu'une question faisait débat, le groupe a voté et une large majorité est sortie pour accepter l'amendement (25-5), Mais un membre du Bureau National (que je nommerais pas) est arrivé à ce moment là et a décrété que ce vote n'avait pas de valeur et que la décision serait soumise en assemblée plénière... qui a bien sûr rejeté l'amendement, comme il le souhait !
Heureusement que mes amis charentais sont là, bien loin de tout ceci, et qu'ils m'apportent à chaque fois le courage de m'engager de plus en plus à leurs côté.
13:30 Publié dans Colère saine, MJS | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : MJS, PS, Le Pen, Hénin-Beaumont, PCF, Razzie Hammadi


