30 juin 2008
Signer une contribution, ça sert à quoi?
Signer une contribution, ça sert à quoi ?
- ça permet d'exprimer son soutien pour le projet avec lequel on est le plus d'accord
- ça permet à celui/celle que vous soutenez de compter ses forces par rapport aux autres et de lui donner du poids pour novembre
- ça permet de donner les premières orientations en vue des motions et du Congrès
Comment fait-on ?
- On ne peut signer qu'UNE contribution générale
- Rien n'empêche de signer une contribution générale ET une contribution thématique (ou une contribution générale et plusieurs thématiques)
- On va sur le site web lié à la contribution, on peut la lire et la signer.
- On signe AVANT LE 2 JUILLET, dernier délai.
Pour lire et signer la contribution de 'la ligne claire' (Guérini, Collomb, Valls)
Pour lire et signer la contribution de Jean-Luc Mélenchon
Pour lire et signer la contribution de Laurent Fabius et des reconstructeurs
Pour lire et signer la contribution de Martine Aubry et des reconstructeurs
Pour lire et signer la contribution de Pierre Moscovici et des reconstructeurs
Pour lire et signer la contribution de Marie-Noelle Lieneman
Pour lire et signer la contribution de Ségolène Royal
Pour lire et signer la contribution de Benoit Hamon et Henri Emmanuelli
Pour lire et signer la contribution de Bertrand Delanoë
*il n'est pas obligatoire de signer et cette signature ne vous engage pas pour le vote de l'automne, vous pourrez changer d'avis! Ce n'est qu'une indication de soutien.*
23:45 Publié dans Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, royal, hollande, aubry, fabius, dsk, moscovici
27 juin 2008
Le MJS s'occupe des affaires des "grands"
Le Mouvement des Jeunes Socialistes vient de rédiger une "Contribution MJS.pdf" en vue du Congrès du Parti Socialiste. Je pense que l'existence même d'une contribution MJS au congrès du PS est un non-sens. Que dirions-nous si le PS présentait des contributions lors de nos congrès ? Au nom de l’ « autonomie », nous crierions au scandale ! Ce qui est vrai dans un sens l'est également dans l'autre ! Rien qu'à ce titre je m’oppose à signer et à m’associer à cette démarche.
De plus, c’est une attitude hypocrite vis-à-vis de notre organisation, tant les divergences entre nous sont grandes sur certains sujets. Nous ne pouvons pas prétendre tomber tous d'accord sur un texte court, et ce au début même d'un processus de congrès, et donc de débat. Nous n’avons pas lu les motions, nous ne savons pas quelles seront les alliances de demain. Wait and see dirons certains…
08:45 Publié dans MJS, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, mjs, ps, hollande, congres, reims, contribution
23 juin 2008
Les courants du PS, mode d’emploi : où en sommes-nous ?
Dans cinq mois, nous serons au congrès de Reims. En attendant la grande bataille pour la succession de François Hollande, chacun prépare sa « contribution ». Un petit état des lieux pour ce véritable rite initiatique. Par une belle image, le Parisien nous explique ce qu’est une contribution : « les contributions sont comme les prémices en amour : un déshabillage des idées avant de passer aux choses sérieuses, à savoir le congrès ». Petite revue des « contributeurs » :

Les traditionnels :
Avant de tirer sa révérence de premier secrétaire, François Hollande veut semer des petits cailloux lui permettant de revenir dans le jeu. Il annonce une contribution « très différente » des autres, « assez courte et pédagogique». François Hollande ne présentera pas de motion puisqu'il se retire. L'objectif est de « bloquer » ou « capter » des signatures afin de compter ses forces pour peser sur la désignation du futur secrétaire. Sans doute les 1er fédéraux et les permanents qui lui doivent leur place seront-ils obligés de la signer. A noter que son site ne permet pas de savoir qui a déjà signé, ni combien de signatures ont été déposées...
La maison Fabius a gardé intact son mode de fonctionnement très hiérarchisé. Comme d'habitude, Henri Weber et Guillaume Bachelay ont élaboré un texte de départ qui a été ensuite soumis au réseau fabiusien. Il faut noter que Laurent Fabius a cependant dit qu'il soutenait Martine Aubry au sein des Reconstructeurs.
Très courtisée par Delanoë, Fabius et une partie des reconstructeurs, Martine Aubry a, selon ses proches, entamé depuis deux ans un « travail préalable » en produisant avec des spécialistes articles ou livres sur des sujets comme la culture, le « vivre ensemble »ou les rapports Nord-Sud.
Partie le 6 mai d'un texte de onze pages embrassant un champ très large, la contribution de Bertrand Delanoë contiendra « des axes forts » tout en se voulant « complète ».

Les participatifs :
Fidèle à sa marque de fabrique, Ségolène Royal a ouvert toutes les vannes participatives, à l'intérieur et à l'extérieur du parti, pour faire remonter un tas de « pépites » que Vincent Peillon, Jean-Louis Bianco et Sophie Bouchet-Pétersenont la lourde charge de trier. Dix questions avaient été mises en ligne sur le site. Le texte devrait beaucoup insister sur la participation et la transparence pour rénover le PS.
Longtemps plume de Jospin, Moscovici a préféré, cette fois, laisser le champ libre à un jeune, brillant et... discret conseiller d'Etat. Elaboré par un groupe de quatre personnes (dont Thierry Mandon, proche de Montebourg), le texte a été enrichi par un grand nombre d'experts, spécialistes et militants. « Nous avons inauguré une 'formule remontante' car il y a aujourd'hui une méfiance de ce qui vient d'en haut et un besoin de participer dont il faut tenir compte avec sincérité », explique-t-il.
Benoît Hamon, le jeune député européen devrait être le premier signataire de sa motion (à moins qu'Henri Emmanuelli ne lui vole la vedette). Une première pour Hamon et ses troupes rescapées du Nouveau Parti socialiste. Le duo Hamon-Emmanuelli régate bord à bord sur la gauche du PS avec l'inoxydable Jean-Luc Mélenchon, toujours présent à ce stade de la compétition.

Les inclassables :
Gérard Collomb, le maire de Lyon, et Jean-Noël Guérini, le président de la fédération des Bouches-du-Rhône, ont décidé de faire du « local » l'alpha et l'omega de la politique. « Un fumet de néo-molletisme », grince un dirigeant parisien. Curiosité : c'est le sociologue Jean Viard qui a largement écrit cette contribution, celui-ci s'apprête à publier un livre avec... Aubry.
Le petit courant altermondialiste Utopia a mis un an pour accoucher d'un manifeste en forme de contribution qui prône une rupture totale avec le mode économique actuel.
Beaucoup plus modéré, le pôle écologiste, emmené par Géraud Guibert et une demi-dizaine de parlementaires (dont le Parisien Christophe Caresche), déposera un texte pour faire passer quelques idées fortes comme le maintien de la taxe carbone, « y compris sur l'essence ».
Marylise Lebranchu… (what else ?)

09:07 Publié dans Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, royal, hollande, moscovici, lebranchu, aubry
19 juin 2008
Martine et Bertrand sont dans un bateau
Après Laurent, Martine prend Bertrand dans ses filets... (Article du Monde - 19 juin 2008)

Bertrand Delanoë en terres nordistes. Après Strasbourg, Rodez, Brest et Bordeaux, la tournée du maire de Paris, qui a entrepris un tour de France des fédérations socialistes, devait faire étape à Lille, jeudi 19 juin. Après l'avoir accueilli à la gare, Martine Aubry, maire de Lille, l'accompagnera au local de la fédération PS, à la rencontre des militants du Nord.
Cette réunion a été soigneusement préparée. "Une simple visite de courtoisie", tempère Harlem Désir, proche du maire de Paris. Mme Aubry et M. Delanoë, qui briguent tous deux la succession de François Hollande, ont "maints points communs" et "se parlent beaucoup". C'est, en tout cas, M. Delanoë qui le dit. Et c'est lui qui se déplace sur le terrain de la maire de Lille.
"Avec Martine, on s'aime beaucoup, on est très proches politiquement", a-t-il déclaré lundi pour justifier ce déplacement. Puis il a regretté la présence de Mme Aubry "dans le dispositif des reconstructeurs" - où se côtoient fabiusiens, strauss-kahniens et amis d'Arnaud Montebourg - fait remarquer "qu'il aurait été plus logique qu'elle vienne dans notre rassemblement" et, enfin, espéré que leurs contributions au congrès de Reims "diront des choses très proches".
La maire de Lille se plie apparemment de bonne grâce à la mise en scène mais elle s'est, jusque-là, peu exprimée publiquement sur ses relations avec le maire de Paris. Après sa réélection triomphale à la mairie de Lille, en mars, avec 66,5 % des voix, l'ancienne ministre a retrouvé sa place dans le jeu national. Depuis, elle a deux fers au feu. Elle s'est posée, le 1er juin, en leader naturel du pôle des reconstructeurs, et elle s'apprête à signer une contribution avec les fédérations du Nord et du Pas-de-Calais - deux très gros viviers de militants - qui sera présentée à Paris, le 25 juin.
"Ce sera une contribution nationale partant du Nord", précise le premier secrétaire de la fédération du Nord, Gilles Pargneaux, qui s'était, début avril, rapproché de Ségolène Royal et qui, désormais, soutient Mme Aubry. La nouvelle maire de Reims, Adeline Hazan, et le député de l'Essonne François Lamy, proches de Mme Aubry, devraient figurer parmi les signataires.
M. Delanoë, de son côté, mise sur le rassemblement autour de sa personne et de sa popularité comme maire de la capitale. Avec deux points d'appui principaux : les socialistes parisiens et les cercles jospinistes dont il est l'un des pivots. Et avec une faiblesse : son identité "parisienne".
Les deux élus socialistes ne sont pas spécialement proches et l'élan de sympathie qu'ils se manifestent doit surtout aux circonstances - et à leur rejet commun de Mme Royal. Mme Aubry a été numéro deux du gouvernement Jospin alors que M. Delanoë n'a jamais été ministre. Elle ne s'est jamais beaucoup investie dans la vie du parti tandis que le maire de Paris en a occupé tous les échelons.
Invitée à conclure la journée des reconstructeurs, le 1er juin, la maire de Lille avait sévèrement rappelé à l'ordre, sans les nommer, "ceux qui ont honte de dire" qu'ils sont "tout simplement socialistes". M. Delanoë, qui se définit lui-même comme "libéral et socialiste" dans son livre De l'audace ! (Robert Laffont, 290 pages, 20 euros) paru le 22 mai, s'était senti visé. Les proches de Mme Aubry se sont efforcés de dissiper ce "malentendu" mais ils jugent que l'emploi du mot "libéralisme" est "une maladresse" (Gilles Pargneaux) voire "une erreur politique" (François Lamy).
La question des alliances divise aussi les deux élus. Aux dernières municipales, M. Delanoë avait refusé l'accord avec le MoDem pour marquer sa différence avec Mme Royal - ce qui lui a sans doute fait perdre au moins un arrondissement. Mme Aubry, pour sa part, a gagné la communauté urbaine grâce à un accord passé avec le MoDem.
"Ni l'un ni l'autre ne peuvent à eux seuls réunir 50 % des militants, avance le patron de la fédération du Nord. Ils devront se retrouver, en septembre, dans une motion à vocation majoritaire. On verra ensuite qui incarnera cette orientation." Ce deuxième acte a commencé jeudi, à Lille.
Christine Garin
16:42 Publié dans Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, aubry, royal, delanoe
11 juin 2008
Et entre Laurent et Martine, c’est du sérieux ?
Par DAVID REVAULT D’ALLONNES

Alors que la tendresse, à l’approche du congrès, affleure par tous les pores du PS, une nouvelle idylle émeut les rangs socialistes : celle entre Laurent Fabius et Martine Aubry. Une jolie romance, née dans l’écrin des reconstructeurs, ce nouvel alliage où prennent place amis de Dominique Strauss-Kahn, d’Arnaud Montebourg, et donc de l’ancien Premier ministre et de la maire de Lille. Leur réunion, dimanche 1er juin, fut l’occasion de le constater : entre sourires complices, mots doux susurrés à l’oreille et éloges appuyés du premier, qui désormais voit en la seconde «une personne de grande expérience doublée d’un grand talent», Laurent et Martine, c’est du sérieux. «Il y avait une telle envie d’être ensemble que c’en était impressionnant, lâche, la larme à l’œil, Claude Bartolone, premier lieutenant de Laurent Fabius. Il y avait une espèce de magie…»
Jaloux. L’affaire, à en croire les amis du député de Seine-Maritime, n’aurait rien d’une passade. Claude Bartolone, encore: «Martine a un certain nombre de fées penchées sur son berceau. C’est une femme, elle est maire d’une grande ville, elle a montré sa capacité de résistance et n’a pas besoin de trépigner sur les tréteaux pour dire qu’elle est de gauche.» Autant d’atours qui suffisent à faire battre les cœurs fabiusiens.Mais certains, jaloux sans doute, n’y croient guère. «Il y a sans doute de l’affection pour Martine Aubry, mais aussi l’idée de trouver un moyen de ne pas se compter au congrès tout en pesant», dit le strauss-kahnien Pierre Moscovici. Après avoir, depuis le référendum, cherché à déborder leurs camarades sur l’aile gauche, au point de s’entrouver cornérisés, les amis de Fabius, en soutenant Aubry, chercheraient-ils à se replacer au centre du jeu? «Leur problème, c’est qu’ils sont les pestiférés du PS, résume un proche d’Aubry. Ils ont très vite compris l’intérêt de coller à la personnalité de Martine, et ils l’ont fait. Même un peu too much…»
Tenaille. C’est qu’en politique, c’est un peu comme en amour: iln’y a que des preuves. Et en la matière, les amis de Laurent Fabius nese sont pas économisés. En témoigne le «triomphe pas totalement spontané réservé à Martine par une salle composée à 70 % de fabiusiens», rapporte un participant. Et le lancement, la semaine dernière, d’un appel en faveur d’Aubry, baptisé «une femme, bien sûr», par des élues socialistes. Dont nombre de fabiusiennes. Une scène des plus touchantes illustre ces prévenances: à l’issue du déjeuner qui a réuni, dans un restaurant italien, les reconstructeurs, et alors que les photographes s’avancent pour immortaliser cette nouvelle entente cordiale, un jeu de chaises politiques se met en place, qui voit Claude Bartolone et Laurent Fabius encadrer, pour la photo, Martine Aubry. Laquelle, se sentant quelque peu prise en tenaille, appelle à sa rescousse le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis pour qu’il prenne place à sa gauche…
L’affection des fabiusiens prendrait-elle un tour étouffant? «Timeo Danaos et dona ferantes», plaisante un socialiste, en référence à l’Enéide de Virgile et au cheval de Troie : «Je crains les Grecs, surtout quand ils font des cadeaux.» Et de poursuivre : «Je ne crois pas que Laurent Fabius se mette à soutenir Martine Aubry pour 2012. Si j’étais elle, je resterais prudente.» Message reçu: «Martine n’est ni naïve, ni angélique, assure un de ses proches. Elle sait bien que chacun défend ses intérêts de boutique. On n’est pas là àse dire: 'Ils vont nous planter.' On le gérera au moment où ça arrivera.» Avant de concéder : «C’est vrai que l’avenir est semé d’embûches. On sera très attentifs…»
Passif. D’autant qu’entre les deux anciens ministres de Lionel Jospin, le passif est «extrêmement lourd», qu’énumère volontiers un proche de Ségolène Royal: «Aubry a toujours été totalement et radicalement anti-Fabius: au gouvernement quand il accusait les 'dépensolâtres', et évidemment sur la question européenne, quand elle lui a tapé très fort dessus.» Autour de l’ex-premier ministre, on se défend évidemment de songer à mal. Même au cas où la maire de Lille se sentirait pousser des ailes pour 2012. «On prend les matchs les uns après les autres», explique le député Philippe Martin. Claude Bartolone confirme: «Si elle devait s’installer, ça ne nous posera aucun souci.»Mais un élu strauss-kahnien, soucieux de préserver un retour de sonpropre champion, a déjà anticipé les bénéfices de l’opération: «On n’aura même pas à sortir les armes. Les fabiusiens l’auront déjà flinguée.» Les jeux de l’amour et du traquenard…14:01 Publié dans Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, fabius, hollande, aubry
07 juin 2008
Les Jeunes Socialistes pour la Rénovation

Résolument fidèles aux valeurs socialistes et républicaines, conscients des évolutions que notre monde a connu, convaincus qu’on ne peut changer de politiques sans changer la politique, les JSR militent, au sein du MJS, et de la famille socialiste en général, pour une rénovation des pratiques et du projet politiques.
Les Jeunes Socialistes pour la Rénovation (JSR) sont une organisation politique de jeunes socialistes français, à l’origine proche de Rénover Maintenant (courant du PS créé suite au refus de faire la synthèse au Congrès du Mans) animé par Arnaud Montebourg.
- Les contributions :
Créé officieusement le 20 mai 2006 dans une salle de l’Assemblée Nationale, les Jeunes Socialistes pour la Rénovation ont déposé une contribution au conseil national du Mouvement des Jeunes Socialiste le 11 juin 2006. Cette contribution, sous le titre « Pour incarner le changement, oser la rénovation ! », a pris la forme d'un texte court, incisif, et a permis aux JSR d'exister dans la principale organisation de jeunesse politique française.
Extrait de la contribution du 11 juin 2006 :
"À moins d’un an d’échéances politiques majeures, les socialistes ont une responsabilité historique : incarner le changement et le porter.
Parce que les démocraties européennes sont en crise, parce que les communautarismes, les conservatismes et les idéologies racistes menacent, parce qu’une fracture de plus en profonde se creuse entre une France qui souffre, la France des invisibles et ses « représentants », parce que le nouveau capitalisme financier mondialisé ôte chaque jour un peu plus de marges de manœuvre au politique, nous ne pouvons pas nous permettre de rater les rendez-vous de 2007, nous devons oser la rénovation ! […]"
Les "Jeunes Socialistes pour la Rénovation" ont depuis déposé, seuls, des contributions lors des Conseils Nationaux du MJS des mois de janvier 2007, mai 2007 et janvier 2008.
Les JSR ont déposé la contribution "Plus Utile" lors du Conseil National du 19 mai 2007, marquant l'ouverture de la procédure du prochain Congrès du Mouvement des Jeunes Socialistes, qui s'en tenu en novembre 2007. Cette contribution a été signée par Benjamin Baudry (DR Pays de la Loire), Matthieu Boisdron (AF 85), Mickael Boutines (AF 32), Samy Bridji (AF 44), Romain Cujives (AF 31), Anthony Douet (AF 16), Marie Jeandarme (AF 23), Delphine Litchmann (AF 09), Jerome Pacaud (AF 71).
- L’organisation :
Animatrice nationale : Flora Labourier (secrétaire nationale du MJS)
Porte-parole : Benjamin Baudry (secrétaire national du MJS)
Secrétaire général : Romain Cujives (secrétaire national du MJS)
Trésorière : Emeline Deslandes
Depuis le Congrès de Bordeaux de novembre 2007, les JSR sont réprésentés par 17 membres au Conseil national du MJS dont 4 membres titulaires du Bureau national :
- Flora Labourier (Secrétaire Nationale au co-développement et au commerce équitable)
- Benjamin Baudry (Secrétaire National au projet républicain)
- Romain Cujives (Secrétaire National à la démocratie locale)
- Alexandre Borderies (membre du Bureau National)
- Simon Jolles (membre de la Commission Nationale d’Arbitrage)
- Cédric Chénot (suppléant à la CNA)
- Romain Arnaud (Coordinateur Régional Midi-Pyrénées)
- Samy Bridji (Coordinateur Régional Pays de la Loire)
- Mickael Boutines (Animateur Fédéral du Gers)
- Juliette Cocagne (Animatrice Fédérale de la Mayenne)
- Anthony Douet (Animateur Fédéral de Charente)
- Vincent Gibert (Animateur Fédéral de Haute-Garonne)
- Pierre Lebeau (Animateur Fédéral de Loire-Atlantique)
- Raphaëlle Lépineux (Animatrice Fédérale de la Creuse)
- Delphine Litchmann (Animatrice Fédérale de l’Ariège)
- Lionel Marquant (Animateur Fédéral de la Vendée)
- Fanny Petton (Animatrice Fédérale de Saône et Loire)
- Les liens utiles :
09:18 Publié dans MJS, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jsr, mjs, politique, ps, montebourg
06 juin 2008
Premiers échanges, premières positions
· L’économie et le social : Ségolène privilégie le renforcement de la compétitivité du secteur privé : « Il faut pousser l’agilité des entreprises, le goût du risque et l’esprit d’entreprendre tout en améliorant la situation des salariés ». Elle s’est, entre autres, positionnée pour le principe de réforme des régimes spéciaux.
· Le libéralisme : Sans jamais adhérer au libéralisme économique, elle reconnaît que « les véritables héritiers de la belle tradition du libéralisme politique, l’autre nom de la démocratie, sont à gauche ».
· L’Europe : Partisane du « OUI » au Traité Constitutionnel Européen en 2005, elle s’est battue pour que le PS s’engage en faveur du Traité de Lisbonne.
· La démocratie participative : Credo de la candidate à la présidentielle, la démocratie participative, telle que la pratique Ségolène Royal, place des engagements forts au cœur des consultations de citoyens.
· Le rapport au Parti : Elle et ses partisans critiquent le « vieux parti », englué dans la gestion jospino-hollandaise qui n’a, par exemple, jamais admis la formule des adhésions à 20€.
· La synthèse : elle réclame un leadership fort et rejette la synthèse, source à mon sens de neutralité et de d’immobilisme politique.
· Les alliances : Favorable au rapprochement avec le Modem, elle veut faire du PS « une force centrale à gauche, capable de rassembler différents courants, des altermondialistes aux centristes ».
09:02 Publié dans MJS, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, mjs, ump, modem, delanoe, royal
04 juin 2008
Ce qu'a vraiment dit Bertrans Delanöe
Pour rétablir la vérité, voici le texte de l'intervention de Bertrand Delanöe. Il n'y avait aucune matière à polémique pour une phrase sorttie de son contexte...

Socialiste et social-démocrate, c’est donc pareil, maintenant ?
Pour moi, ça l’a toujours été. Le mot n’était pas employé de la même manière parce qu’il y avait une réalité que les socialistes français n’ont jamais pu atteindre. Premièrement, le parti de masse qui caractérise le système social-démocrate et, deuxièmement, le rapport aux syndicats. Dans toutes les social-démocraties, il y a d’abord adhésion massive au parti ou au syndicat, puis il y a une relation contractuelle entre le parti progressiste et l’organisation des salariés. Cela manquera toujours en France.
Mais je vous le dis tout net : je ne réfute pas mécaniquement ce vocable, 'libéral'.
Et quand il s’applique à une doctrine politique, au sens global, je crois même qu’un militant socialiste devrait le revendiquer. En revanche, ce qui est inacceptable pour un progressiste, c’est de hisser le 'libéralisme' au rang de fondement économique et même sociétal, avec ses corollaires : désengagement de l’État et laisser-faire économique et commercial. Il est donc temps que nous cessions de nous acharner sur un mot, et que nous tournions le dos à cette triste époque de notre histoire collective, qui a vu une grande partie de la gauche française rejeter une constitution européenne au motif qu’elle aurait été 'libérale'. C’est d’autant plus absurde – et croyez bien que je ne suis pas inspiré par le goût du paradoxe, mais par celui de la vérité – que la gauche que je défends est par essence libérale. Quant au sarkozysme, ce bonapartisme modéré par la désinvolture – mais nous y reviendrons –, il est profondément antilibéral. Je le dis et je tente de le prouver.
Qu’est-ce que le libéralisme ? C’est une doctrine d’affranchissement de l’homme, née dans l’Europe des Lumières. C’est, comme son nom l’indique, une idéologie de la liberté, qui a permis l’accomplissement de grandes conquêtes politiques et sociales. Le principe en est simple : il n’y a pas d’oppression juste, il n’y a pas de chaîne qui ne doive être brisée, il n’y a pas de légitimité, ni donc de fatalité, à la servitude. Et le libéralisme, c’est dans le même temps l’idée que la liberté est une responsabilité, qu’être libre ce n’est pas faire ce que l’on veut mais vouloir ce que l’on fait. Au nom de cet héritage intellectuel- là, celui de Montesquieu, de John Locke, au nom de ceux qui ont su se dresser contre le confort mortel de l’habitude pour dire non, je suis libéral. Je suis libéral parce que j’aime la liberté. Pour moi-même : j’ai toujours voulu être un homme libre de toutes les puissances et de toutes les dominations. Et pour les autres : j’aime les peuples libres qui défient la rigueur de l’histoire, j’aime que, collectivement, s’exprime le désir d’avancer fièrement dans la voie que l’on s’est souverainement tracée.

Et ce que je dis des peuples vaut pour les personnes. Chaque individu a droit au bonheur, et il a le droit de le rechercher par les moyens qu’il souhaite. Avec une seule limite, celle de l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme, qui définit l’idée que je me fais du libéralisme : « (...) l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits ».
Le libéralisme est donc d’abord une philosophie politique et j’y adhère. Ce sont les conservateurs qui l’ont dévoyé au service d’une idéologie du laisser faire économique et de la perpétuation des rentes et des privilèges dont ils bénéficient déjà. Au nom d’un principe de liberté, leur dessein est en réalité celui de l’immobilisme, qui prolonge leurs avantages et reproduit toujours les mêmes inégalités. C’est une supercherie à la fois intellectuelle et idéologique, dont la gauche ne doit pas, ne doit plus, s’accommoder. Je suis donc libéral ET socialiste.
Si les socialistes du XXIe siècle acceptent enfin pleinement le libéralisme, s'ils ne tiennent plus les termes de “concurrence” ou de“compétition” pour des gros mots, c'est tout l'humanisme libéral qui entrera de plein droit dans leur corpus idéologique.
08:37 Publié dans Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, ump, modem, delanoe, royal
01 juin 2008
La campagne des sénatoriales lancée

Les militants ont tranché, ce seront Michel Boutant et Nicole Bonnefoy qui représenteront le Parti Socialiste lors des élections sénatoriales de septembre prochain. Jeudi soir, les militants ont confirmé Michel Boutant, Président du Conseil Général et seul candidat masculin après le retrait de Denis Dolimont, et ils ont préféré Nicole Bonnefoy, Vice-présidente du Conseil Régional et Conseillère Général de Mansle, à Jeanine Guinandie, Vice-Présidente du Conseil Générale et 1ère adjointe au maire d'Angoulême.


Les autres candidats déclarés sont Henri de Richemont et Jean Michel Bolvin pour l'UMP, et Philippe Arnaud pour le Modem. Les grands électeurs seront désignés le 29 juin prochain. Ils seront près de 1100. Tout reste ouvert...
09:10 Publié dans Charente, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, guinandie, boutant, conseil général, sénat, ps, ump
29 mai 2008
Déclaration de principes du Parti Socialiste
Voici en intégralité la Déclaration de Principes du Parti Socialiste soumise au vote des militants ce soir.

Parti socialiste 23 avril 2008
Déclaration de principes
préambule
Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l’humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, proclamées par la Révolution Française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l’action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l’organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d’une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il revendique le souvenir de 1848, de la Commune, l’héritage de la République et de son œuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de mai 1968, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédés. Il participe des grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l’homme, de l’Affaire Dreyfus à l’abolition de la peine de mort.
Ces ambitions sont plus que jamais d’actualité. Pour les socialistes, l’être humain est un être doué de raison, libre, un être social qui grandit de sa relation aux autres, ouvert à toutes les potentialités. C’est pour cela, que les conditions dans lesquelles il vit sont essentielles. Bâtir un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l’homme et assurant la sauvegarde de la planète, est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en œuvre, qui, eux, se formulent différemment dans le temps selon les enjeux et les problèmes.
Le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l’action, un avenir pour l’humanité. Sa nature est « d’aller à l’idéal et de comprendre le réel », d’inventer le futur et de travailler dans le présent, d’assumer les tensions et les contradictions qui en résultent et font la vie humaine.
I - nos finalités fondamentales
Art 1
Être socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et de l’espérance pour une vie meilleure. Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.
Art. 2
L’égalité est au cœur de notre idéal. Cette quête n’a de sens que par et pour les libertés. Egalité et liberté sont indissociables. Aux injustices et aux violences du monde, l’idée socialiste oppose un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et respectueuse de la nature. Elle porte un message universel, dès lors qu’il s’agit de défendre les droits fondamentaux de chacun et de tous. Pour les socialistes, ces objectifs ne peuvent être atteints à partir du fonctionnement spontané de l’économie et de la société. La redistribution permanente des ressources et des richesses est nécessaire pour donner une réalité à l’égalité des droits, offrir à chacun les chances de conduire sa vie, et réduire les écarts de conditions.
Art 3
Le développement durable doit permettre de répondre aux besoins du présent, sans compromettre l’avenir des générations nouvelles. Les finalités du socialisme démocratique, l’émancipation humaine, portent pleinement la volonté de préserver notre planète aujourd’hui menacée, de protéger et de renouveler les ressources naturelles, de promouvoir la qualité de l’environnement. Cette nécessité demande des réponses qui ne privilégient pas la rentabilité immédiate, concilient les intérêts particuliers et l’intérêt général, le développement et l’écosystème. Conscients de l’étroite interaction des activités humaines et des écosystèmes, les socialistes inscrivent la prise en compte de la planète au même rang de leurs finalités fondamentales que la promotion du progrès des sociétés humaines et la satisfaction équitable de leurs besoins.
Art 4
Le progrès, synonyme d’amélioration de la vie humaine, est une valeur fondamentale pour les socialistes. Ils pensent que l’exercice de la raison doit être accessible à tous, acceptable par tous, applicable à tout. Ils promeuvent la connaissance, l’éducation, la recherche, la culture. Ils veulent mettre les avancées scientifiques et technologiques au service des hommes et de la planète. L’expansion technologique, le développement des nano et biotechnologies, l’ingénierie génétique posent des questions essentielles pour l’avenir de l’humanité. Le mérite du principe de précaution est de permettre de faire des choix collectifs, à travers l’arbitrage des choix politiques, qui subordonnent l’acceptabilité des risques, inséparables du développement de la science, à l’utilité des innovations et à la légitimité de leur utilisation. Le progrès économique et social ne peut plus être apprécié à l’aune de la seule croissance de la production marchande, mais doit l’être à l’aide des indicateurs reflétant la qualité effective des conditions d’existence et de travail des individus.
Art 5
La démocratie représente, à la fois, une fin et un moyen. Elle incarne une valeur et un combat universels. Elle conditionne la nature même de l’action socialiste. Elle ne se résume pas à une méthode. Être socialiste, c’est penser que les hommes et les femmes décidés à agir ensemble peuvent influer sur l’évolution de leur vie, de leur société et du monde. Notre socialisme est une conception et une pratique de la citoyenneté dans tous les domaines et sous toutes ses formes. Démocratie politique et démocratie sociale, démocratie représentative et démocratie participative forment un tout pour permettre la délibération et la décision collectives.
II – nos objectifs pour le XXIe siècle
Art 6
Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d’inégalités, porteur d’irrationalité, facteur de crises, qui demeure d’actualité à l’âge d’une mondialisation dominée par le capitalisme financier.
Les socialistes sont partisans d’une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux. Le système voulu par les socialistes est une économie mixte, combinant un secteur privé dynamique, un secteur public, des services publics de qualité, un tiers secteur d’économie sociale.
Les socialistes affirment que certains domaines de l’activité ne peuvent relever du fonctionnement du marché, quand ils concernent des droits essentiels. Les socialistes font de la création durable et de la redistribution des richesses un enjeu majeur de l’action politique. Ils pensent que les politiques participant aux enjeux environnementaux doivent être coordonnées par la puissance publique garante du long terme et de l’intérêt général.
Art 7
Les socialistes défendent un modèle de développement durable qui conjugue la croissance, l’innovation technologique, l’impératif écologique, la création d’emplois, la protection sociale. Les socialistes se préoccupent non seulement de la quantité des richesses produites et de leur distribution, mais aussi de la manière de les produire et du contenu de la production.
C’est une société nouvelle, qui dépasse les contradictions du capitalisme, faisant toute sa place au secteur non-marchand, que les socialistes veulent bâtir. Le travail humain est un enjeu fondamental, c’est un moyen individuel et collectif d’insertion, de reconnaissance, d’émancipation. Les socialistes refusent une société duale où certains tireraient leurs revenus de l’emploi et d’autres seraient enfermés dans l’assistance. La qualité de l’emploi est un objectif fondamental qui suppose une rémunération juste, des droits garantis et respectés, un accès à la formation tout au long de la vie favorisant la promotion professionnelle et sociale. Le travail doit aller de pair avec un mode de vie qui donne du temps libre, l’accès à la culture et au sport, offrant à chacun de construire sa vie et la possibilité de participer à la vie publique.
Art 8
Une tâche tout aussi importante est de réactualiser ce qui est l’apport propre du socialisme démocratique dans le siècle dernier, l’État social, qui permet aux réponses collectives de satisfaire les besoins individuels dans leur diversité. Celui-ci privilégie d’abord l’investissement productif au détriment de la rente. Il assure ensuite une protection contre les risques sociaux. Il repose sur une redistribution assumée. Il doit garantir pour tous, la sécurité des personnes et des biens sans laquelle il n’y a pas de liberté réelle.La régulation est également un des rôles majeurs de l’État pour concilier l’économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale. Enfin, l’État moderne doit être un État, qui investit et émancipe en privilégiant l’éducation, la recherche, l’innovation, la culture.
Art 9
Lutter pour la paix, la sécurité collective et le co-développement correspond à la vocation internationaliste des socialistes. C’est notre horizon pour le siècle qui commence. Le combat pour une communauté internationale pacifique est indissociable de la défense des droits de l’Homme. Il demande également de reconnaître les intérêts propres des États et des peuples, de travailler à dégager les intérêts communs pour construire un monde équilibré, juste et sûr. Il exige aussi un double effort pour conforter et réformer les institutions internationales. Nous avons besoin pour ce faire du renforcement des Nations unies et du poids de l’Union européenne et de sa détermination.
Art 10
La volonté des socialistes est de contribuer à faire de la France un pays ouvert, respecté dans le monde, oeuvrant pour la paix, les droits de l’Homme et le développement durable. La France est, de par son histoire, à la fois, singulière et universaliste, elle doit être fidèle à ce double héritage. Elle doit respecter tous ceux qui vivent sur son territoire en combattant toutes les discriminations.
III – Notre Parti socialiste
Art 11
Le Parti socialiste est un parti républicain. Il œuvre pour le progrès social. Il s’organise au service de l’engagement citoyen. Il fait siennes les valeurs de la République, la liberté, l’égalité, la fraternité. Il combat pour la séparation des pouvoirs, garantie d’un régime de responsabilité politique. Il défend le pluralisme et l’indépendance de l’information dans les médias. Il ne considère pas la nation comme une juxtaposition de communautés, mais comme un contrat entre citoyens libres et responsables, respectueux des droits de toutes celles et de tous ceux qui vivent sur son territoire, attentif à ce que chacun accomplisse aussi ses devoirs vis-à-vis de la collectivité.
Art 12
Le Parti socialiste est un parti laïque. Il défend la séparation des Églises et de l’État. Il veille au respect de la liberté de conscience. La laïcité est plus qu’un principe de tolérance, elle est un combat contre tous les fondamentalismes et tous les intégrismes. Elle entend promouvoir et organiser un espace commun, prenant en compte les diversités culturelles et religieuses, dès lors qu’elles ne sont pas un obstacle pour les libertés individuelles et collectives. La laïcité est une condition de notre vivre ensemble dans la République.
Art 13
Le Parti socialiste est un parti réformiste. Il porte un projet de transformation sociale radicale. Il sait que celle-ci ne se décrète pas, qu’elle résulte d’une volonté collective forte assumée dans le temps, prenant en compte l’idéal, les réalités et l’histoire. Le Parti socialiste veut contribuer à changer la vie avec la société et par la société, par la loi et le contrat. Il ne considère jamais les rapports de force d’un moment comme figés ou indépassables. Il entend lutter contre tous les déterminismes sociaux, source d’injustices et d’inégalités.
Art 14
Le Parti socialiste est féministe et agit en faveur de l’émancipation des femmes. Il œuvre pour l’égalité entre les femmes et les hommes et la mixité de la société. Il garantit aux femmes, l’accès aux droits fondamentaux (santé, éducation, contraception, IVG), et condamne la marchandisation du corps humain.
Il combat les atteintes à l’intégrité et à la dignité humaines en raison du sexe ou de l’orientation sexuelle.
Art 15
Le Parti socialiste est un parti décentralisateur. Il met le respect de la diversité, des territoires, au cœur de ses valeurs. Il veut allier la présence d’un Etat régulateur et garant de l’équilibre –y compris financier- entre les territoires, à une démocratie locale vivante et innovante.
Art 16
Le Parti socialiste est attaché aux grands principes de la Justice. Celle-ci est une valeur et une institution. Elle est garante de la réalité des droits de chacun. Elle doit être accessible et égale pour tous. Elle a pour vocation non seulement de sanctionner mais aussi d’aider à la réhabilitation et à la réinsertion dans la société.
Art 17
Le Parti socialiste met la culture au centre de ses valeurs. Celle-ci permet, à la fois, de rassembler et de libérer. Face au danger d'une civilisation par trop uniformisée et marchandisée, la culture, avec l'apport irremplaçable des artistes, contribue à construire un monde fondé sur la diversité, le dialogue, l’ouverture. L’accès à la culture pour tous et la démocratisation des pratiques culturelles sont notre objectif.
Art 18
Le Parti socialiste est un parti européen qui agit dans l’Union européenne qu’il a non seulement voulue, mais en partie, conçue et fondée. Il revendique le choix historique de l’Union européenne et de la construction d’une Europe politique. Pour les socialistes, celle-ci doit avoir pour mission, par ses politiques communes, d’assurer la paix sur le continent et d’y contribuer dans le monde, de favoriser une croissance forte et durable et le progrès social, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, d’aider à relever les défis planétaires par l’exemple d’association qu’elle offre. Membre du Parti socialiste européen, le Parti socialiste entend tout mettre en oeuvre pour le renforcer afin que soit porté un message socialiste en Europe.
Art 19
Le Parti socialiste est un parti internationaliste. Il condamne toutes les oppressions et exploitations dont sont victimes les hommes et les peuples, qu’elles qu’en soient les origines et les causes. Il agit pour le développement des pays du Sud. Il combat la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme sous toutes leurs formes. Il milite pour un ordre international juste et respecté, pour une coopération entre les peuples. Il défend le rôle de l’ONU et des institutions internationales. Il souhaite que l’Internationale socialiste, de forum international pour les partis et les forces progressistes qu’elle tend à être aujourd’hui, devienne un véritable mouvement progressiste et internationaliste.
Art 20
Le Parti socialiste est un parti populaire ancré dans le monde du travail. Il est le produit des combats politiques et des luttes sociales menées tout au long des XIXe et XXe siècles. Il entend exprimer l’intérêt général du peuple français.
Art 21
Le Parti socialiste est un parti démocratique. Il fait de la parité entre les hommes et les femmes un principe. Il respecte chacun de ses adhérents. Il organise un débat politique transparent et ouvert. Il veille à la diversification des responsabilités partisanes et électives à tous les niveaux. Il prend en compte dans un dialogue permanent, les forces et les mouvements de la société civile, en particulier les syndicats, les associations, les organisations non gouvernementales… Le Parti socialiste est un parti qui défend une éthique politique dans l’engagement militant. Il repose sur une adhésion volontaire qui demande que les décisions, les textes et les règles, délibérés et adoptés en commun, soient respectés.
Art 22
Le Parti socialiste veut rassembler toutes les cultures de la gauche. Il ne se résigne pas aux divisions de l’histoire. Organisant en son sein depuis toujours un libre débat, il appelle tous les hommes et toutes les femmes qui partagent ses valeurs à rejoindre ce combat.
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